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Fuite massive chez Harvest et BPCE : les infos bancaires de milliers de Français menacées

BPCE et Harvest victimes d’un ransomware : l’attaque qui fait trembler le secteur bancaire français

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cyberattaque Harvest et BPCE
cyberattaque Harvest et BPCE

Harvest et BPCE ciblés par une cyberattaque : pourquoi votre banque pourrait être la prochaine

Ces dernières semaines, Harvest et le groupe BPCE, deux acteurs clés du monde bancaire en France, se sont retrouvés dans le viseur de cybercriminels. Résultat ? Une attaque bien ficelée, menée probablement via un ransomware, qui a mis la main sur un paquet de données sensibles. Une affaire qui secoue le monde de la finance et qui pose une question simple : les banques sont-elles vraiment prêtes à encaisser ce genre de coup ?

pourquoi les banques attirent autant les hackers

Dans la tête d’un pirate informatique, une banque, c’est un coffre au trésor numérique. On y trouve de tout : infos perso, historiques de comptes, identifiants, accès aux systèmes internes… Bref, du contenu juteux. Et quand ce sont des géants comme BPCE qui sont touchés, l’effet domino peut être énorme.

Les groupes de hackers ne cherchent pas seulement à voler de l’argent : ils veulent faire pression, semer le doute, parfois même espionner pour le compte d’un concurrent ou d’un État. Et pour eux, plus la cible est stratégique, plus le coup est « rentable ».

les méthodes d’attaque qui font mal aujourd’hui

le ransomware, toujours au top des sales coups

Le principe est simple : un logiciel malveillant s’introduit dans les systèmes, chiffre tout ce qu’il trouve, et bloque l’accès. Pour récupérer les données ? Il faut payer. Mais payer n’est jamais une garantie : les infos peuvent rester bloquées, ou finir vendues sur le dark web. Double peine.

Le plan d’attaque suit souvent les mêmes étapes :

  • Un mail piégé (phishing), un bug non corrigé ou un partenaire piraté ouvre une porte ;
  • L’intrus explore les systèmes de l’intérieur ;
  • Il chiffre tout ce qui a de la valeur ;
  • Et il menace de tout balancer si la rançon n’est pas versée.

les autres pièges utilisés

  1. Phishing de compétition : un faux message qui semble venir de quelqu’un de confiance.Faille zero-day : une brèche que personne ne connaît encore, même pas l’éditeur.
  2. Attaques par la chaîne de prestataires : un fournisseur mal sécurisé peut être la porte d’entrée.

retour sur l’affaire harvest et bpce : ce qu’on sait

Tout est parti de Harvest, une boîte qui fournit des logiciels pour la gestion de patrimoine. Une activité inhabituelle est détectée. En creusant, on découvre que des données ont été accédées sans autorisation. BPCE, qui utilise les services d’Harvest, active direct son plan de crise.

Ils coupent les accès, passent les logs au peigne fin, boostent la sécurité, lancent des audits. Bref, grosse alerte rouge.

les réactions en chaîne

  • Les clients sont informés dans la foulée, comme l’impose le RGPD.
  • L’ANSSI est mise dans la boucle, tout comme les autorités.
  • Une enquête technique est lancée pour comprendre ce qui s’est vraiment passé.

quand les infos bancaires fuitent, c’est pas juste une question technique

Quand tes infos bancaires traînent sur le dark web, c’est ta vie numérique qui peut partir en vrille. Arnaques, faux crédits, mails malveillants ciblés… Les risques sont très concrets.

Et pour la banque, c’est la confiance des clients qui en prend un coup. Chaque minute où elle reste muette ou désorganisée, c’est une crédibilité qui s’effrite. D’où l’importance d’un bon plan de com’ de crise, aussi essentiel qu’un bon pare-feu.

comment les banques peuvent muscler leur défense numérique

Les banques ont compris qu’il fallait passer à la vitesse supérieure. Voici les leviers qu’elles activent pour tenir le choc :

  • surveillance H24 avec des centres de contrôle (SOC) et outils de détection avancés (SIEM) ;
  • logiciels de protection des postes (EDR, XDR) ;
  • audits de sécurité réguliers par des pros indépendants ;
  • formation du staff contre les pièges type phishing ;
  • sécurisation des prestataires et sous-traitants.

l’intelligence artificielle entre en jeu

Les algos d’IA scannent les comportements suspects en temps réel. Ils repèrent les anomalies, croisent les logs, et peuvent même déclencher des alertes avant que ça explose. Une vraie aide pour garder une longueur d’avance.

renforcer la cyberdéfense : un défi collectif

Cette attaque est un signal fort : la cybersécurité, ce n’est plus une ligne de budget, c’est une priorité stratégique. Les banques doivent jouer collectif : partager les infos, mutualiser les outils, bâtir une culture commune de la vigilance.

Parce qu’en matière de cyberattaques, personne ne gagne en solo. C’est un jeu d’équipe.

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