Accueil Santé Une nouvelle étude estime l’incubation de la variole du singe, les temps...

Une nouvelle étude estime l’incubation de la variole du singe, les temps de génération et le R0

164
0

La première infection par le monkeypox (MPX) qui a déclenché l’épidémie mondiale actuelle a été identifiée en Europe au début du mois de mai 2022. À ce jour, plus de 59 000 cas de MPX ont été signalés dans le monde.

Étude : Estimations précoces de la période d'incubation du monkeypox, du temps de génération et du nombre de reproductions, Italie, mai-juin 2022. Crédit image : Cryptographer / Shutterstock.com

Étude : Estimations précoces de la période d’incubation de la variole du singe, du temps de génération et du nombre de reproductions, Italie, mai-juin 2022. Crédit image : Cryptographer / Shutterstock.com

Fond d’écran

Peu après l’identification du premier cas de MPX en Europe, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont demandé à leurs États membres de déclarer avec précision les cas suspects et confirmés de MPX. Tout au long de cette épidémie, la plupart des cas de MPX ont été diagnostiqués chez des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH).

Suite aux premiers signalements de l’épidémie en Italie, plusieurs mesures de protection ont été recommandées par le ministère italien de la santé pour contrôler la propagation du MPX. Il s’agissait notamment de mettre en place des mesures de quarantaine, de limiter les contacts et l’exposition du personnel de santé, de surveiller l’apparition des symptômes et de rechercher les contacts.

Une nouvelle Maladies infectieuses émergentes L’étude du journal discute des caractéristiques des 255 premiers cas de MPX confirmés par RT-PCR (reverse transcription polymerase chain reaction) en Italie en 2022.

A propos de l’étude

L’étude actuelle n’a inclus que les cas de MPX qui ont été confirmés par RT-PCR. Outre leur statut d’infection par le MPX, les chercheurs ont également obtenu des informations sur diverses caractéristiques des patients, telles que le sexe, l’âge, la présence d’une éruption cutanée ou d’autres symptômes, la date la plus ancienne d’apparition des symptômes, les voyages à l’étranger et le mode d’exposition.

La période d’incubation a été déterminée pour 30 cas dont les dates et les périodes d’exposition aux symptômes étaient connues. Le temps de génération a été déterminé à partir de 16 paires infecteur-infecté identifiées grâce aux efforts de recherche des contacts. Le nombre net de reproduction a été calculé à partir du temps de génération.

Résultats de l’étude

Seuls deux des 255 cas de MPX de l’étude actuelle n’ont pas été identifiés chez les hommes, 95 % des cas de MPX ayant été identifiés chez les HSH. L’âge médian des participants à l’étude était de 37 ans.

Sur les 184 cas pour lesquels des informations supplémentaires étaient disponibles, 139 cas ont signalé des éruptions cutanées dans la zone périanale ou génitale. En outre, 151 des 222 cas ont signalé de la fièvre.

Sur les 228 cas dont les informations sur les voyages étaient disponibles, 37 % ont déclaré avoir déjà voyagé à l’étranger. Parmi ces personnes, 25 ont signalé un voyage récent aux îles Canaries, tandis qu’une personne s’est rendue en Afrique de l’Ouest.

La période d’incubation moyenne était de 9,1 jours, tandis que le temps de génération était de 12,5 jours. De plus, le nombre net de reproduction était de 2,43 pendant la première semaine de juin et a ensuite diminué après le 12 juin 2022.

Les résultats de l’étude actuelle fournissent des informations importantes concernant les premiers stades de l’épidémie actuelle de MPX en Italie. Ces observations permettent également d’élucider la durée pendant laquelle les symptômes doivent être surveillés, les personnes infectées doivent être isolées et la recherche des contacts est nécessaire. En outre, le nombre net de reproduction est également un paramètre valable pour surveiller la propagation progressive de la maladie.

Limites

La taille relativement petite de l’étude actuelle limite le caractère généralisable de ces résultats. En outre, un biais de sélection concernant les paires infecteur-infecté et un biais de rappel concernant les dates d’exposition étaient également évidents. Une autre limite de l’étude actuelle est que les événements de  » super propagation  » pourraient avoir gonflé le nombre de reproductions observées.

Référence du journal :

  • Guzzetta, G., Mammone, A., Ferraro, F., et al. (2022). Estimations précoces de la période d’incubation de la , du temps de génération et du nombre de reproductions, Italie, mai-juin 2022. Maladies infectieuses émergentes. doi:10.3201/eid2810.221126.
Article précédentLe kamikaze de Northeastern visait le club de réalité virtuelle du campus : Rapport
Article suivantPatrick Mouratoglou révèle ce qui a déclenché la crise de panique de Simona Halep à Roland-Garros.