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Réponses en anticorps neutralisants, infections percées par le SRAS-CoV-2 et symptômes après les vaccinations de rappel BNT162b2 COVID-19

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Dans une étude récente publiée sur le site medRxiv* Les chercheurs ont évalué les réponses en neutralisants (nAb) contre la variante Omicron du coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-CoV-2) induites par la de rappel (troisième dose) avec le à l’acide ribonucléique messager (ARNm) BNT162b2 de Pfizer-BioNTech. Ils ont également évalué l’association entre les titres sérologiques nAb, le risque de percées infectieuses et la symptomatologie de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19).

Étude : Anticorps neutralisants après l’administration de trois doses du vaccin BNT162b2, percée de l’infection et symptômes pendant la vague prédominante Omicron. Crédit image : Christoph Burgstedt/Shutterstock

Des études ont montré que deux doses de vaccin COVID-19 (primovaccination) conféraient une protection immunitaire contre les variants préoccupants (VOC) du SRAS-CoV-2 ; toutefois, il a été signalé que l’immunité sérologique induite par la vaccination s’affaiblissait avec le temps. L’émergence continue de VOC du SRAS-CoV-2 tels qu’Omicron, dont l’immuno-évasion et la transmissibilité sont accrues, ainsi que la diminution éventuelle de l’immunité, ont justifié des vaccinations de rappel.

Cependant, les données sur l’association entre les réponses immunitaires induites par le vaccin, les risques d’infection et les symptômes associés pendant la vague Omicron sont limitées. Les auteurs de la présente étude ont préalablement analysé les membres du personnel du NCGM (national center for global health and medicine) d’un hôpital tertiaire de Tokyo qui ont répondu à la quatrième enquête d’une étude cas-témoins menée par le NCGM en décembre 2021.

A propos de l’étude

Dans la présente étude, les chercheurs ont évalué les réponses humorales aux vaccinations de rappel contre Omicron, le risque de percées infectieuses et les symptômes associés pendant la période de prédominance d’Omicron, c’est-à-dire entre janvier et mars 2022 parmi les répondants de la cinquième enquête (suivi) de la précédente étude NCGM.

Les titres d’immunoglobulines G (IgG) de la de nucléocapside (N) et de la protéine de pointe (S) anti-Omicron avant l’infection ont été déterminés et comparés entre les personnes présentant des infections percées (cas) et celles n’en présentant pas (témoins). Les vaccinations internes BNT162b2 ont été administrées entre mars et juin 2021 pour la primovaccination et entre décembre 2021 et février 2022 pour la vaccination de rappel.

L’efficacité du vaccin de rappel (VE) a été comparée à celle de la seconde vaccination COVID-19. Le résultat de l’étude était le diagnostic de COVID-19 confirmé par PCR (réaction en chaîne par polymérase) ou par l’antigène du SRAS-CoV-2, documenté dans le registre interne du NCGM. Le titre de neutralisation de 50 % (NT50) ont été déterminées en quantifiant les réductions sérologiques de l’ECP (effet cytopathique) des souches de SRAS-CoV-2 comme la souche de type sauvage (wt) Wuhan-Hu-1, le COV Omicron BA.1 et le COV Omicron BA.2 dans des cellules VeroE6-TMPRSS2.

Pour détecter les symptômes associés à COVID-19- tels que la fièvre élevée, la fatigue sévère, la dyspnée, les troubles de l’odorat et du goût, et les maux de gorge parmi les cas d’infection percée, des données autodéclarées ont été obtenues à l’aide de questionnaires.

Résultats

Sur les 1 578 personnes initialement sélectionnées, 30 personnes ayant reçu

Les taux d’incidence des infections percées par le SRAS-CoV-2 pendant la prédominance de l’Omicron étaient plus faibles chez les personnes vaccinées par rappel (dans les trois mois suivant la vaccination) que chez les personnes primo-vaccinées (dans les 11 mois suivant la vaccination).

Des cas d’infection par le SRAS-CoV-2 ont été signalés dans quatre pour cent (n=60) de la population de l’échantillon final entre le 1er janvier et le 9 mars 2022, dont 55% (33 cas) des infections ont été causées par Omicron et 22 cas ont été détectés parmi les personnes ayant reçu un rappel. La VE de rappel contre les infections à SARS-CoV-2 concernant la primo-vaccination était de 55%.

Parmi les individus ayant reçu un rappel, il n’y avait pas de différence significative entre les deux groupes en ce qui concerne les titres d’anticorps anti-Omicron nAb et anti-Omicron S avant l’infection. Dans le groupe de cas, les titres d’anticorps anti-Omicron BA.1 et Omicron BA.2 étaient respectivement 3,3 fois et 7,2 fois plus faibles que ceux contre le SRAS-CoV-2 wt ; ceux contre Omicron BA.2 étaient 2,2 fois plus faibles que ceux contre Omicron BA.1.

En ce qui concerne les symptômes ressentis au cours des infections par le SRAS-CoV-2, les patients identifiés à partir du registre interne étaient soit asymptomatiques (17 %, n=10), soit présentaient des symptômes légers (83 %, n=50), et trois patients présentant des symptômes légers (6 %) ont dû être hospitalisés. La proportion de patients asymptomatiques était plus élevée chez les personnes ayant reçu le vaccin de rappel (20 %) que chez celles ayant reçu le vaccin primaire (7 %).

Parmi le groupe de cas, les individus qui ont développé les symptômes du COVID-19 avaient des titres d’anticorps anti-Omicron BA.1 et BA.2 plus faibles avant l’infection que les individus asymptomatiques. En particulier, ceux qui ont présenté des symptômes de type froid commun avaient des titres d’anticorps anti-Omicron BA.1 significativement plus faibles avant l’infection. Une forte fièvre était significativement associée à des titres d’AcN contre l’Omicron BA.2 plus faibles et une perte d’odorat ou de goût était associée à des titres d’AcN contre l’Omicron BA.1 plus faibles.

Dans l’ensemble, les résultats de l’étude ont montré que les vaccinations de rappel BNT162b2 étaient efficaces pour réduire les risques d’infection par le SRAS-CoV-2 pendant la prédominance de l’Omicron par rapport aux vaccinations primaires. Il est possible que des titres d’anticorps nAb plus élevés avant l’infection ne soient pas corrélés à des risques d’infection Omicron plus faibles chez les personnes ayant reçu des rappels ; cependant, ils peuvent avoir une association inverse avec le nombre de symptômes COVID-19.

*Avis important

medRxiv publie des rapports scientifiques préliminaires qui ne sont pas évalués par des pairs et qui, par conséquent, ne doivent pas être considérés comme concluants, ni guider la pratique clinique/le comportement en matière de santé, ni être traités comme des informations établies.

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