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Quels sont les résultats de santé à deux ans chez les patients hospitalisés pour le COVID-19 en Chine ?

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La pandémie actuelle de coronavirus 2019 (COVID-19), causée par l’épidémie rapide du coronavirus-2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS-CoV-2), a fait plus de 6,52 millions de victimes dans le monde. L’émergence de variantes du SRAS-CoV-2 dues à des mutations génomiques a prolongé la pandémie. Certains variants du SRAS-CoV-2, comme l’Omicron et le Delta, sont plus transmissibles et plus virulents que la souche ancestrale.

Étude : Résultats de santé à deux ans chez les survivants hospitalisés du COVID-19 en Chine. Crédit image : Hananeko_Studio/Shutterstock

Étude : Résultats de santé à deux ans chez les survivants du COVID-19 hospitalisés en Chine. Crédit image : Hananeko_Studio/Shutterstock

Fond d’écran

Même si la plupart des patients atteints de l’infection COVID-19 se remettent de l’infection aiguë, certains souffrent de problèmes de santé prolongés associés à des problèmes cognitifs, physiques et psychologiques, ce qui affecte considérablement leur qualité de vie. Il est donc important d’effectuer un suivi régulier des patients COVID-19 qui sortent de l’hôpital. Ces études aideront à comprendre la trajectoire du fardeau des symptômes ainsi que les résultats de santé à long terme associés à l’infection par le SRAS-CoV-2.

Des recherches antérieures ont révélé que les patients atteints de COVID-19 qui ont dû être traités dans une unité de soins intensifs (USI) ont continué à présenter des symptômes physiques, mentaux ou cognitifs même un an après leur sortie de l’hôpital. Il est impératif de comprendre la durée de la persistance des symptômes liés à l’infection à COVID-19.

Une étude récente Réseau JAMA ouvert a évalué la trajectoire dynamique de la charge symptomatique COVID-19 ainsi que la persistance des symptômes chez les personnes ayant survécu à l’infection par le SRAS-CoV-2 pendant deux ans après leur sortie de l’hôpital.

A propos de l’étude

Dans cette étude de cohorte longitudinale, les scientifiques ont recueilli des données sur les survivants du COVID-19 qui ont été libérés des hôpitaux Taikang Tongji et Huoshenshan. Ces deux hôpitaux sont situés à Wuhan, en .

Tous les participants ont été interrogés par téléphone après la première et la deuxième année de leur sortie de l’hôpital. L’étude de suivi de la deuxième année a été menée entre le 1er mars 2022 et le 6 avril 2022.

Outre l’entretien téléphonique, tous les participants ont également fourni un questionnaire sur les symptômes autodéclarés ainsi qu’un test d’évaluation (CAT) de la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC). Les symptômes des participants ont été enregistrés comme suit : aucun problème, problèmes légers, problèmes modérés ou problèmes graves. Les patients présentant au moins un symptôme COVID-19 persistant représentaient un COVID long.

Résultats de l’étude

Au total, 370 patients, soit 19,8 % de la cohorte étudiée, ont présenté des symptômes de COVID-19 deux ans après leur sortie de l’hôpital. 12,0 % de la cohorte étudiée ont signalé des symptômes persistants, tandis que 7,8 % des patients ont présenté des symptômes nouveaux ou aggravés par rapport à un niveau de symptômes légers lors du suivi de la première année.

Parmi les symptômes les plus courants, les participants ont ressenti une oppression thoracique, de la fatigue, une dyspnée, des myalgies et de l’anxiété. La majorité des symptômes ont disparu avec le temps. Même si la dyspnée a persisté plus longtemps, elle a diminué après un an. Le résultat de cette étude est conforme aux études précédentes qui ont révélé une tendance à la diminution des symptômes avec le temps.

Dans cette étude, un risque plus élevé de persistance des symptômes était lié à l’admission en USI. De plus, l’infection par COVID-19 chez les patients atteints de maladies cérébrovasculaires était associée à la manifestation de l’apparition de nouveaux symptômes. 6,2 % des participants présentaient des scores CAT d’au moins 10. L’étude actuelle a observé un risque plus élevé de persistance des symptômes chez les patients guéris de l’infection à COVID-19 qui avaient besoin de soins en USI pendant leur séjour à l’hôpital ou qui souffraient de maladies hépatiques chroniques.

La maladie hépatique chronique a été identifiée comme un facteur important associé au risque de persistance des symptômes. En outre, un score CAT de 10 et plus indiquait également une possibilité plus élevée de subir des symptômes prolongés de COVID-19.

Limites de l’étude

Les auteurs ont souligné plusieurs limites, notamment l’absence d’un groupe de contrôle apparié en âge et en comorbidité. En raison de cette limitation, les symptômes à long terme de la maladie aiguë des patients n’ont pas pu être déterminés. Un autre défaut de l’étude actuelle était la perte de participants, en particulier de patients plus âgés, au cours du suivi. La répartition par âge est un aspect important car elle est considérée comme un modificateur d’effet des symptômes post-COVID-19.

L’étude actuelle a également utilisé un questionnaire d’auto-évaluation des symptômes au lieu d’outils de diagnostic, ce qui augmente le risque de biais dû à la subjectivité des participants. Le nombre de symptômes pris en compte dans cette étude était faible, compte tenu du fait que plus d’une centaine de symptômes liés au COVID-19 ont été signalés. L’émergence de variantes du SRAS-CoV-2 a été endémique, ce qui pourrait avoir modifié la virulence et les séquelles à long terme par rapport aux données analysées dans la présente étude.

Conclusions

La présente étude de cohorte longitudinale, qui portait sur les survivants de la COVID-19 deux ans après leur sortie de l’hôpital, a révélé que les symptômes communs qui ont persisté pendant une période prolongée étaient la fatigue, l’anxiété, l’oppression thoracique, la dyspnée et la myalgie. Bien que la plupart de ces symptômes aient disparu, la dyspnée a persisté à un niveau réduit au fil du temps. Les patients sévèrement infectés par le COVID-19 qui ont dû être admis en soins intensifs présentaient un risque plus élevé de persistance des symptômes. Cette étude a permis de mieux comprendre la trajectoire dynamique des résultats de santé des survivants du COVID-19.

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