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L’UE veut protéger les 4,1 millions de personnes qui travaillent pour des entreprises de livraison. Combien ils pourraient être payés

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Jusqu’à 4,1 millions de personnes travaillant pour des applications de covoiturage ou livrant des repas pourraient être reclassées comme employés dans le cadre d’un plan prévu par la Commission européenne pour améliorer les droits des travailleurs de l’économie informelle.

Selon le projet de législation consulté par Bloomberg News, l’UE estime que les propositions pourraient entraîner une augmentation des coûts pour les applications de covoiturage ou de livraison de nourriture pouvant atteindre 4,5 milliards d’euros par an.

Au contraire, des millions de personnes travaillant pour des entreprises telles que Uber Technologies Inc, Deliveroo PLC et Bolt Technology OU sont susceptibles d’avoir accès à une protection juridique et au salaire minimum. Par ailleurs, 3,8 millions de travailleurs recevraient la confirmation qu’ils sont indépendants, rapporte Agerpres.

Les plateformes numériques s’opposeront à la proposition de l’exécutif européen, qui, selon elles, entraînera d’importantes pertes d’emplois. En début d’année, la justice espagnole a jugé que les employés des plateformes de livraison devaient être considérés comme des coursiers, ce qui a incité Deliveroo à se retirer d’Espagne et une autre application de livraison de nourriture à réduire ses activités dans ce pays.

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Dans l’analyse des risques qui accompagne la proposition, la Commission européenne fait valoir qu’il n’est pas possible de calculer les éventuelles pertes d’emplois et que la modification des règles pourrait nuire à la flexibilité des travailleurs. En outre, les nouvelles règles sont susceptibles d’augmenter les coûts des applications de covoiturage ou de livraison de nourriture, car l’exécutif européen estime qu’une partie de l’augmentation des coûts des plateformes sera probablement supportée par les consommateurs.

Toutefois, la Commission européenne fait valoir que ces propositions ont été considérées comme le moyen le plus efficace d’améliorer les conditions de travail des employés et de les aider à accéder aux systèmes de protection sociale. Les États membres pourraient également récolter environ 4 milliards d’euros par an en augmentant les impôts et les cotisations de sécurité sociale.

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Selon les propositions de Bruxelles, qui devraient être publiées la semaine prochaine, tout travailleur dont l’emploi est contrôlé par une plateforme numérique peut se prévaloir du statut de salarié, quelle que soit la description qui en est faite dans son contrat de travail. Les plateformes numériques auront l’obligation légale de prouver que ce travailleur n’est pas un employé.

Avant de devenir loi, la proposition de la Commission devra obtenir le soutien des États membres de l’UE et du Parlement européen.

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Nouvelle journaliste chez The Inquirer, adepte des jeux vidéos, et de la pâtisserie dans la vie de tous les jours, je vous partage ici mes actualités que je juge importantes de relayer !