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L’ONU condamne l’interdiction de l’Ă©ducation des filles afghanes pendant un an, une situation « tragique et honteuse ».

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Les Nations Unies ont exhortĂ© dimanche les talibans Ă  rouvrir les Ă©coles secondaires pour filles en Afghanistan, condamnant l’interdiction qui a commencĂ© il y a exactement un an comme Ă©tant « tragique et honteuse ».

Quelques semaines après la prise du pouvoir par les talibans en août dernier, les islamistes purs et durs ont rouvert les lycées pour garçons le 18 septembre 2021, mais ont interdit aux lycéennes de suivre les cours.

Quelques mois plus tard, le 23 mars, le ministère de l’Ă©ducation a ouvert les Ă©coles secondaires pour les filles, mais quelques heures plus tard, les dirigeants talibans ont ordonnĂ© la fermeture des classes.

Depuis lors, plus d’un million d’adolescentes ont Ă©tĂ© privĂ©es d’Ă©ducation dans tout le pays, selon la Mission d’assistance des Nations unies en Afghanistan (MANUA).

« C’est un anniversaire tragique, honteux et tout Ă  fait Ă©vitable », a dĂ©clarĂ© Markus Potzel, le chef par intĂ©rim de la MANUA dans un communiquĂ©.

« Il est profondĂ©ment prĂ©judiciable Ă  une gĂ©nĂ©ration de filles et Ă  l’avenir de l’Afghanistan lui-mĂŞme », a-t-il ajoutĂ©, prĂ©cisant que cette interdiction n’avait pas d’Ă©quivalent dans le monde.

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Le chef des Nations Unies, Antonio Guterres, a exhortĂ© les Talibans Ă  rĂ©voquer l’interdiction.

« Une annĂ©e de connaissances et d’opportunitĂ©s perdues qu’ils ne rĂ©cupĂ©reront jamais », a dĂ©clarĂ© Antonio Guterres sur .

« La place des filles est Ă  l’Ă©cole. Les talibans doivent les laisser y retourner. »

Plusieurs responsables talibans affirment que l’interdiction n’est que temporaire, mais ils ont Ă©galement sorti une litanie d’excuses pour les fermetures – du manque de fonds au temps nĂ©cessaire pour remodeler le programme scolaire selon les principes islamiques.

Au dĂ©but du mois, le ministre de l’Ă©ducation a Ă©tĂ© citĂ© par les mĂ©dias locaux comme ayant dĂ©clarĂ© qu’il s’agissait d’une question culturelle, car de nombreux habitants des zones rurales ne voulaient pas que leurs filles aillent Ă  l’Ă©cole.

Après avoir pris le pouvoir le 15 aoĂ»t de l’annĂ©e dernière dans un contexte de retrait chaotique des forces Ă©trangères, les Talibans ont promis une version plus douce de leur dur rĂ©gime islamiste qui a dirigĂ© l’Afghanistan entre 1996 et 2001.

Mais en quelques jours, ils ont commencĂ© Ă  imposer de sĂ©vères restrictions aux jeunes filles et aux femmes afin qu’elles se conforment Ă  leur vision austère de l’islam, les Ă©cartant ainsi de la vie publique.

Outre la fermeture des écoles secondaires pour filles, les talibans ont interdit aux femmes de nombreux emplois publics et leur ont également ordonné de se couvrir en public, de préférence avec une burqa intégrale.

Certaines écoles secondaires pour filles sont restées ouvertes dans les provinces éloignées des bases centrales du pouvoir de Kaboul et de Kandahar en raison de la pression exercée par les familles et les chefs tribaux.

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