Accueil Dernières minutes ! Internationales Les vaches bleues, symbole de la Lettonie, sauvées de l’extinction. Pourquoi ces...

Les vaches bleues, symbole de la Lettonie, sauvées de l’extinction. Pourquoi ces bovins colorés sont spéciaux | PHOTO

49
0

Autrefois rares, les vaches à la peau bleu clair ou bleu outremer foncé peuvent à nouveau être aperçues sur le sol letton, parmi les habituelles bêtes à taches brunes, noires ou blanches. Cette race unique, qui avait pratiquement disparu pendant l’ère soviétique, a fait un retour en force ces dernières décennies en tant que symbole de l’identité nationale lettone, rapporte France24.

« Leurs pires jours sont passés », a déclaré le responsable du parc animalier Ciruli du village de Kalvene, Arnis Bergmanis, qui sert de centre d’élevage pour ces bovins.

En 2000, il n’y avait que 18 vaches bleues en Lettonie, mais à ce jour, leur nombre est passé à 1 500, en tenant compte des bovins de race pure et des hybrides. Au départ, on ne les trouvait que sur la côte baltique, dans la région de Kurzeme, mais ils sont devenus de plus en plus populaires dans les régions centrales.

PHOTO : AFP / Le responsable du parc animalier Ciruli dans le village de Kalvene, Arnis Bergmanis, avec un veau de la race devenue un symbole national.

« Nous sommes heureux d’aider chaque nouveau fermier ou propriétaire de pension à obtenir sa propre vache bleue », a ajouté M. Bergmanis.

Lire aussi :  Un commandant de la marine américaine relevé de ses fonctions pour avoir refusé la vaccination contre le coronavirus

Les propriétaires de chambres d’hôtes dans les zones rurales achètent des bovins spéciaux comme attraction touristique, tandis que les agriculteurs incluent une vache bleue dans leurs troupeaux pour le fort instinct maternel que possède cette race.

« Si un veau, quelle que soit sa couleur, perd sa mère ou est séparé d’elle, la vache bleue prendra le veau et l’élèvera comme le sien », explique M. Bergmanis.

Les vaches bleues ont évolué sur la côte baltique dans des conditions très difficiles. Elles sont capables de se nourrir de brindilles de buisson et d’herbe des dunes, un fourrage que les autres bovins ne consomment pas. Les légendes locales disent que les vaches bleues tirent leur couleur de la mer, bien que les veaux naissent presque beiges. Cependant, leur pelage prend des nuances de bleu avec le temps, qui deviennent plus prononcées au fil des années. Le pigment influence également le tissu musculaire, produisant une viande de bœuf très foncée, bien que le nombre de vaches de cette espèce ait toujours été trop faible pour la vente de viande à grande échelle.

Lire aussi :  Cas extrêmement rare : "Flurona", une combinaison de grippe et de coronavirus, a été découvert chez une femme enceinte en Israël.
PHOTO : AFP

Pendant l’occupation soviétique, les communistes lettons se sont concentrés sur la production de masse de viande bovine et de produits laitiers. De ce fait, des races plus génériques ont été privilégiées, ce qui a conduit à la quasi extinction de la vache bleue.

Mais de toutes les choses, le théâtre a sauvé la mise. Après l’immense succès de la pièce de théâtre The Blue One, écrite dans les années 1970 par le dramaturge letton Gunars Priede, cette vache particulière est revenue dans la conscience du public, devenant un symbole de l’identité nationale, également en voie d’extinction.

En 2006, un groupe d’agriculteurs et de chercheurs a fondé la Blue Cow Association pour protéger la race. Elle organise des séminaires pour les agriculteurs, tient des registres méticuleux pour éviter la consanguinité, s’efforce de maintenir la population en croissance et effectue également des recherches sur le bétail pour identifier les gènes qui donnent à la race ses caractéristiques particulières. En outre, le gouvernement letton a commencé à offrir des subventions spéciales aux propriétaires de vaches bleues.

Article précédentTikTok va lancer une fonction de repostage
Article suivantON DÉCOUVRE QUE LE COVID-19 DISPARAÎT EN ÉTÉ : Le soleil est le meilleur antiviral, selon une étude italienne
Digital Nomad depuis 5 ans, en charge de la rédaction du site média The Inquirer, nous sélectionnons pour vous les dernières actualités économiques et internationales de manière indépendante et transparente !