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Le tribunal reporte à nouveau le verdict contre l’ancien chef de gouvernement civil du Myanmar

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Lundi, un tribunal du Myanmar sous domination militaire a de nouveau reporté le verdict de l’un des procès dans lesquels est jugée l’ancienne chef du gouvernement civil Aung San Suu Kyi, évincée par un coup d’État cette année, rapportent EFE et Reuters, citant tous deux une source proche du procès, selon Agerpres.

Le tribunal, qui devait rendre son verdict le 20 décembre, a de nouveau reporté sa décision sur une accusation liée à la possession sans licence de talkies-walkies et d’un dispositif de brouillage.

Dans le cadre de ce procès, Suu Kyi, qui a été reconnue coupable de deux infractions déjà jugées, est accusée d’avoir enfreint la loi sur les télécommunications, passible d’une peine de prison pouvant aller jusqu’à un an, et la loi sur les exportations et les importations, passible d’une peine de prison pouvant aller jusqu’à trois ans.

Le lauréat du prix Nobel de la paix a été condamné début décembre à quatre ans de prison, réduits quelques heures plus tard à deux ans par la junte militaire, pour incitation à la rébellion contre les auteurs du coup d’État et violation des règles du COVID-19.

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Cette condamnation empêche Suu Kyi de se présenter à l’élection hypothétique, si l’armée tient sa promesse d’organiser un scrutin en 2023.

En outre, Suu Kyi, âgée de 76 ans, doit répondre de plusieurs autres chefs d’accusation, notamment de violation de la loi sur les secrets officiels et de diverses accusations de corruption, passibles respectivement de 14 et 15 ans de prison.

Malgré le harcèlement judiciaire de la junte militaire – dont les chefs d’accusation pourraient lui valoir une peine cumulée de plus de 100 ans de prison, selon Reuters – l’image de Suu Kyi reste un symbole populaire dans les manifestations qui s’opposent à la junte militaire et appellent au rétablissement de la démocratie et à la libération de la dirigeante.

Ses partisans affirment que les procès qui lui sont intentés sont sans fondement et visent à mettre fin une fois pour toutes au défi qu’elle représente pour le pouvoir militaire.

Fille du héros de l’indépendance du Myanmar vis-à-vis de la Grande-Bretagne, Suu Kyi a passé des années en résidence surveillée pour son opposition au régime militaire, mais elle a été libérée en 2010 et a mené la Ligue nationale pour la démocratie, qu’elle représente toujours, à une victoire écrasante lors des élections de 2015.

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Son parti a également remporté une nette victoire lors des élections de novembre 2020 et Suu Kyi a dirigé un gouvernement civil jusqu’à ce qu’il soit évincé et qu’elle soit détenue lors d’un coup d’État militaire le 1er février. Les militaires birmans justifient le coup d’État par une fraude électorale présumée, bien que l’élection ait été jugée légitime par les observateurs internationaux et que la commission électorale ait rejeté la plainte des militaires.

Après avoir été arrêtée le jour du coup d’État, la dirigeante élue a passé plusieurs mois en résidence surveillée à sa résidence officielle dans la capitale, avant d’être transférée dans un lieu non précisé, selon ses avocats.

Suu Kyi, qui n’a pratiquement aucun contact avec le monde extérieur, serait en bonne santé, selon EFE. Elle nie toutes les accusations portées contre elle.

Près de onze mois après le soulèvement, la junte militaire ne contrôle toujours pas totalement le pays, malgré les violences brutales contre les dissidents qui ont fait jusqu’à présent au moins 1 375 morts, selon une organisation militante du pays.

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