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Le gouvernement français soutient l’inscription du droit à l’avortement dans la Constitution : « Une femme meurt toutes les neuf minutes parce qu’un avortement a été mal pratiqué ».

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Le Premier ministre français, Elisabeth Borne, a annoncé samedi qu’elle soutenait une initiative du groupe du parti présidentiel LREM visant à inscrire le droit à l’avortement dans la constitution française, suite à la décision historique de la Cour suprême américaine d’invalider le droit à l’avortement, rapporte l’AFP.

La députée LREM Aurore Bergé a annoncé samedi le dépôt d’une proposition de loi en ce sens, suite à l’annulation du droit à l’avortement en Amérique.

Le NUPES a annoncé qu’il souhaitait discuter d’un projet de loi lundi.

« Le gouvernement soutiendra fermement ce projet de loi. Pour toutes les femmes, pour les droits humains, nous devons inscrire cette loi » dans la Constitution, a annoncé le chef du gouvernement français dans un tweet, précisant que « le Parlement doit soutenir largement ce texte ».

Aurore Bergé a dénoncé sur France Inter une décision « catastrophique pour les femmes dans le monde ». « Une femme meurt toutes les neuf minutes parce qu’un avortement à risque a été mal pratiqué », a-t-elle souligné.

« C’est ce qui nous pousse, en France, à prendre des dispositions pour ne pas nous réveiller demain avec des revirements possibles », exhorte cette élue des Yvelines, ancienne membre du parti Les Républicains (LR, droite) engagée dans le féminisme.

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Il y a quelques mois, Aurore Bergé a défendu l’allongement en France du délai légal pour l’avortement, adopté à la fin de la précédente législature.

A la question de savoir si elle craignait une remise en cause de l’avortement en France, elle a répondu que « malheureusement rien n’est impossible, et les droits des femmes sont fragiles et sont toujours remis en cause ».

L’extrême droite est farouchement opposée à l’avortement.

Pointant du doigt les nouveaux députés du parti d’extrême droite Rassemblement national (RN), « farouches opposants à l’accès des femmes à l’avortement », elle affirme « qu’il ne faut prendre aucun risque dans ce domaine et qu’il est nécessaire de sécuriser » ce droit.

Le Front national (FN), devenu RN, est depuis longtemps un adversaire radical de l’avortement.

En 2011, Marine Le Pen a réitéré sa volonté que les avortements ne soient pas remboursés, puis a demandé instamment que la situation soit maintenue, tout en se présentant comme la plus grande défenseuse des droits des femmes.

La proposition de loi d’Aurore Bergé, transmise à l’AFP, stipule que « nul ne peut être privé du droit d’interrompre une grossesse par choix ».

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Le chef des députés LREM souligne que « nous ne changeons pas la Constitution mais la loi », donc « c’est une garantie que nous devons donner aux femmes ». Elle estime que cette mesure doit être « largement partagée sur les bancs de l’Assemblée nationale et du Sénat ».

Une tentative de la gauche en 2019

Mais l’idée n’est pas nouvelle.

En 2019, plusieurs députés de gauche ont déposé une proposition de loi constitutionnelle « visant à protéger le droit fondamental d’interrompre une grossesse par choix », une initiative du socialiste Luc Carvounas.

« Personne ne peut restreindre le droit fondamental à l’interruption de grossesse », affirmait-il, soutenu à l’époque par les députés de La France Insoumise (LFI) Clémentine Autain, Eric Coquerel et Mathilde Panot.

La chef des députés LFI Mathilde Panot a annoncé vendredi soir qu’elle proposerait lundi une alliance de l’aile gauche du NUPES « pour déposer une proposition de loi visant à inscrire l’avortement dans la Constitution » de la France.

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