Accueil Dernières minutes ! Le cinéaste ukrainien Oleg Senzov : le soutien du Premier ministre arménien...

Le cinéaste ukrainien Oleg Senzov : le soutien du Premier ministre arménien Pushkin à l’intervention de l’OTSC au Kazakhstan pour réprimer le soulèvement est une ironie du sort.

46
0

C’est une ironie du sort que le Premier ministre arménien Nikol Pushkin, arrivé au pouvoir à la suite d’une vague de protestations en Arménie, qui soutient l’intervention des troupes de l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) pour réprimer l’agitation populaire au Kazakhstan, exprime sa déception au célèbre cinéaste ukrainien Oleg Sentsov dans un message publié sur sa page Facebook, selon la publication ukrainienne Gordon.com.

Sentsov, originaire de Crimée, a passé cinq ans en détention dans une colonie pénitentiaire russe entre 2015 et 2019 pour avoir protesté contre l’annexion de la péninsule par Moscou et a été libéré à la suite d’un échange de prisonniers entre l’Ukraine et la Russie.

« …Les protestations pacifiques se sont métamorphosées en un soulèvement populaire avec des manifestations de vandalisme et d’incendie criminel. Telles sont les conséquences d’un régime qui a régné pendant 30 ans en l’absence de liberté et de volonté du pouvoir d’écouter son peuple. Mais au lieu d’un dialogue, elle a offert aux gens des bâtons et des balles », écrit-il dans le post.

« Dans le même temps, les forces de l’ordre locales n’ont pas très bien fait leur travail, c’est pourquoi (…).) celui qui se fait appeler président du pays a fait appel à des forces d’intervention sous la forme de troupes de l’OTSC (lire, de la Russie) », estime M. Senzov, qui, comme de nombreux autres observateurs, s’est montré perplexe quant au fait que les forces de sécurité kazakhes aient tardé à agir contre les éléments les plus turbulents qui se sont livrés à des actes de vandalisme et de pillage dans la ville d’Almati, alors que dans les autres régions concernées par les manifestations, celles-ci étaient pacifiques, note Gordon.com.

Lire aussi :  ANALYSE IntentionsLes intentions de la Russie en Ukraine au centre de la discussion de mardi entre Biden et Poutine

« Si les manifestations sont finalement réprimées dans le sang, l’un des régimes autoritaires les plus brutaux sera alors établi au Kazakhstan. Si la résistance populaire se poursuit, elle sera dirigée contre les occupants. Mais dans tous les cas, les Russes ne partiront pas, et le Kazakhstan perdra son indépendance politique », prévient également le directeur ukrainien, selon Agerpres.ro.

Lors du conflit du Haut-Karabagh à l’automne 2020, le Premier ministre arménien Nikol Pașinian avait appelé Moscou à une intervention de l’OTSC, les forces arméniennes étant dépassées par les capacités de l’armée azerbaïdjanaise, soutenue par la Turquie, rapportaient alors les médias russes.

Lire aussi :  Angela Merkel préconise des "restrictions supplémentaires" contre le COVID-19 en Allemagne : "Chaque jour compte".

Le Kremlin – qui considère M. Pushkin comme un homme pro-occidental arrivé au pouvoir à la suite d’une « révolution colorée », comme Moscou qualifie les mouvements de contestation des régimes de l’ancien espace soviétique – a refusé à l’époque, arguant que la région du Haut-Karabakh n’était pas un territoire arménien, un fait reconnu au niveau international.

Au cours de ce conflit de six semaines, les forces arméniennes ont perdu face à l’armée azerbaïdjanaise, qui a reconquis des zones qu’elle ne contrôlait plus depuis des décennies dans et autour du Haut-Karabakh.

C’est le Premier ministre Nikol Pashinian qui a annoncé officiellement mercredi soir l’envoi de « forces de maintien de la paix » de l’OTSC au Kazakhstan, l’Arménie assurant actuellement la présidence tournante de cette alliance de six anciennes républiques soviétiques – Russie, Kazakhstan, Belarus, Tadjikistan, Arménie et Kirghizstan.

L’envoi de troupes de l’OTSC, une alliance de facto contrôlée par la Russie, est intervenu après que le président kazakh Kasim-Jomart Tokayev a demandé mercredi soir le soutien du bloc militaire de la CEI au motif qu’il était confronté à une « menace terroriste » au milieu de manifestations de masse, note la publication.

Article précédentLe musicien John Mayer diagnostiqué avec COVID-19
Article suivantQuoi de neuf avec l’appareil photo Hasselblad du OnePlus 10 Pro ?
Digital Nomad depuis 5 ans, en charge de la rédaction du site média The Inquirer, nous sélectionnons pour vous les dernières actualités économiques et internationales de manière indépendante et transparente !