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Le bureau des droits de l’ONU publie un rapport sur le Xinjiang auquel la Chine s’oppose

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Le rapport, qui, selon les diplomates occidentaux et les fonctionnaires de l’ONU, Ă©tait pratiquement prĂŞt depuis des mois, a Ă©tĂ© publiĂ© Ă  quelques minutes de la fin du mandat de quatre ans de Mme Bachelet. On ne s’attendait pas Ă  ce que le rapport innove de manière significative, au-delĂ  des conclusions des groupes de dĂ©fense indĂ©pendants et des journalistes qui ont documentĂ© les prĂ©occupations relatives aux droits de l’homme au Xinjiang depuis des annĂ©es.

Mais le rapport de Mme Bachelet porte l’imprimatur des Nations unies et des États membres qui les composent. La pĂ©riode prĂ©cĂ©dant sa publication a alimentĂ© un dĂ©bat sur l’influence de la au sein de l’organisation mondiale et a illustrĂ© le froid diplomatique qui règne entre PĂ©kin et l’Occident sur la question des droits de l’homme, entre autres points sensibles.

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Quelques heures avant la libĂ©ration, l’ambassadeur chinois aux Nations unies, Zhang Jun, a dĂ©clarĂ© que PĂ©kin restait « fermement opposé » Ă  cette libĂ©ration.

« Nous n’avons pas encore vu ce rapport, mais nous sommes totalement opposĂ©s Ă  un tel rapport, nous pensons qu’il ne produira rien de bon pour personne », a dĂ©clarĂ© Zhang aux journalistes Ă  l’extĂ©rieur du Conseil de sĂ©curitĂ©. « Nous avons fait savoir très clairement au haut-commissaire et Ă  plusieurs autres occasions que nous sommes fermement opposĂ©s Ă  un tel rapport. »

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« Nous savons tous très bien que la soi-disant question du Xinjiang est un mensonge complètement fabriquĂ© Ă  partir de motivations politiques, et son but est certainement de miner la stabilitĂ© de la Chine et d’entraver le dĂ©veloppement de la Chine », a-t-il ajoutĂ©.

Mme Bachelet a dĂ©clarĂ© au cours des derniers mois qu’elle avait reçu des pressions des deux cĂ´tĂ©s pour publier – ou ne pas publier – le rapport et qu’elle avait rĂ©sistĂ© Ă  toutes ces pressions, en gardant une marge de manĹ“uvre Ă©troite tout en rappelant son expĂ©rience de la pression politique au cours de ses deux mandats en tant que prĂ©sidente du Chili.

En juin, Mme Bachelet a dĂ©clarĂ© qu’elle ne solliciterait pas un nouveau mandat en tant que responsable des droits de l’homme et a promis que le rapport serait publiĂ© avant la date de son dĂ©part, le 31 aoĂ»t. Cela a entraĂ®nĂ© une vague de campagnes en coulisse – y compris des lettres de la sociĂ©tĂ© civile, des civils et des gouvernements des deux cĂ´tĂ©s de la question. La semaine dernière, elle a laissĂ© entendre que son bureau pourrait ne pas respecter la date limite, en disant qu’il « essayait » de publier le rapport avant son dĂ©part.

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Mme Bachelet avait jetĂ© son dĂ©volu sur le Xinjiang lors de son entrĂ©e en fonction en septembre 2018, mais des diplomates occidentaux ont fait part en privĂ© de leurs inquiĂ©tudes quant au fait qu’au cours de son mandat, elle n’a pas suffisamment dĂ©fiĂ© la Chine alors que d’autres observateurs des droits ont fait Ă©tat d’abus contre les OuĂŻghours musulmans et d’autres personnes au Xinjiang.

Au cours des cinq dernières annĂ©es, la campagne de dĂ©tention massive du gouvernement chinois au Xinjiang a entraĂ®nĂ© un million de OuĂŻghours et d’autres groupes ethniques dans un rĂ©seau de prisons et de camps, que PĂ©kin a appelĂ© « centres de formation » mais que d’anciens dĂ©tenus ont dĂ©crit comme des centres de dĂ©tention brutaux.

PĂ©kin a depuis fermĂ© un grand nombre de ces camps, mais des centaines de milliers de personnes continuent de croupir en prison sur la base d’accusations vagues et secrètes.

Certains pays, dont les , ont accusé Pékin de commettre un génocide au Xinjiang.

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