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L’avenir se passe en Suisse : les paiements en monnaie numérique commencent

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La Banque nationale suisse (BNS) a annoncé jeudi qu’elle avait utilisé avec succès la monnaie numérique pour régler des transactions impliquant cinq banques commerciales, le dernier test en date de cette technologie sur les marchés, rapporte Reuters.

L’expérience, connue sous le nom de « Projet Helvetia », pourrait rapprocher l’utilisation des monnaies numériques des banques centrales (CBDC) de la Suisse, l’autorité zurichoise étant à la pointe des expériences européennes.

Les plus grandes banques centrales du monde, dont la Banque centrale européenne, étudient comment leurs propres monnaies numériques peuvent jouer un rôle dans la simplification des paiements nationaux et étrangers.

Les monnaies numériques des banques centrales (CBDC) permettront à leurs détenteurs d’effectuer des paiements sur Internet, voire même hors ligne, concurrençant ainsi les méthodes de paiement électronique actuelles telles que les portefeuilles numériques, les services bancaires en ligne ou les crypto-monnaies.

Dans le cadre du « projet Helvetia », la BNS a intégré les monnaies numériques de la banque centrale dans les systèmes de paiement et les a utilisées dans des transactions simultanées. UBS, Credit Suisse, Goldman Sachs, Citigroup et Hypothekarbank Lenzburg ont participé à l’expérience. Les données montrent qu’il était possible d’effectuer des paiements instantanés de 100 000 à cinq millions de francs suisses (109 469 à 5,47 millions de dollars), éliminant ainsi le risque de contrepartie.

« Nous avons démontré que l’innovation peut être mise au service de la préservation des meilleurs éléments du système financier actuel, notamment le règlement des transactions, et qu’elle peut également débloquer de nouveaux avantages », a déclaré Benoit Coeuré, directeur de l’innovation à la Banque des règlements internationaux (BRI), qui a participé à l’expérience.

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L’opérateur boursier suisse SIX a également participé au projet.

Alors que les banques centrales de Hong Kong, de Singapour, de Thaïlande et des Émirats arabes unis explorent l’utilisation des monnaies numériques de banque centrale pour les paiements transfrontaliers, moins d’institutions ont examiné comment les monnaies numériques de banque centrale peuvent être intégrées dans des transactions impliquant cinq banques commerciales.

Les participants au « projet Helvetia » analysent les résultats de l’expérience avant de décider des prochaines étapes.

Récemment, la Banque nationale suisse a annoncé qu’elle avait testé avec succès la version numérique du franc pour les principales transactions entre institutions financières, mais qu’elle n’avait pas décidé si elle allait émettre sa propre monnaie numérique.

L’expérience a été menée avec l’opérateur de la bourse suisse SIX et la Banque des règlements internationaux (BRI). L’objectif était d’utiliser les monnaies numériques de la banque centrale (CBDC) pour les transactions dites de gros entre institutions financières afin de négocier des actifs sur la future bourse SIX, qui sera spécialisée dans les versions numériques des actifs conventionnels.

La connexion de la future plateforme SIX dédiée aux actifs numériques, tels que les crypto-monnaies, avec le système de paiement suisse actuel a également été examinée.

Les responsables de la Banque de Suisse ont exprimé leur scepticisme à l’égard des monnaies numériques telles que le projet Diem de Facebook (anciennement Libra), estimant qu’elles pourraient compromettre la capacité de la BNS à mener sa politique monétaire et à atteindre son objectif de stabilité des prix.

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Andrea Maechler, membre du conseil d’administration de la BNS, a déclaré que le projet montrait que les monnaies numériques des banques centrales étaient techniquement et juridiquement réalisables, mais que cela ne signifiait pas que la BNS s’engageait à en émettre une.

La BCE veut rejoindre la tendance croissante des paiements sans numéraire, qui a été amplifiée par la pandémie de Covid-19. L’euro numérique permettra aux ménages et aux entreprises de déposer la monnaie directement sur un compte auprès de la banque centrale, qui n’était jusqu’à présent accessible qu’aux banques commerciales. Cet argent sera protégé contre tout risque de perte, un argument de poids à l’heure où le projet européen de garantie des dépôts est au point mort.

La BCE promet une utilisation rapide, facile et totalement sécurisée pour payer les courses au supermarché, en ligne via une application pour smartphone par exemple, et hors ligne à l’aide de cartes de paiement similaires aux cartes de débit.

Les monnaies numériques de la banque centrale (CBDC), qui passent toujours par les banques commerciales, seront une garantie de la banque centrale, offrant une sécurité aux utilisateurs puisqu’elles ne seront pas affectées par la situation financière des banques ou des fournisseurs de services de paiement.

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Nouvelle journaliste chez The Inquirer, adepte des jeux vidéos, et de la pâtisserie dans la vie de tous les jours, je vous partage ici mes actualités que je juge importantes de relayer !