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L’Arabie saoudite a lancé un opération militaire « à grande échelle » au Yémen

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L’Arabie saoudite a lancé une offensive militaire « de grande envergure » au Yémen samedi, après la mort de deux personnes et de sept autres.
blessés dans la première attaque meurtrière revendiquée par les rebelles Houthis dans le royaume saoudien.
en plus de trois ans, rapporte l’AFP.

Riyad intervient au Yémen depuis 2015, à la tête d’une coalition soutenant les forces gouvernementales yéménites en guerre depuis sept ans contre les rebelles houthis, proches de l’Iran, qui attaquent souvent le territoire saoudien au Yémen.

La défense civile du royaume a annoncé que deux personnes – un Saoudien et un Yéménite – ont été tuées dans l’attaque, dans la région de Jazan, dans le sud de l’Arabie saoudite, à la frontière avec le Yémen.

Les Houthis ont revendiqué l’attaque et annoncé qu’ils avaient lancé trois missiles balistiques.

« Un missile est tombé sur un bâtiment commercial et a tué deux personnes, un Saoudien et un résident yéménite. Elle a blessé sept civils, six Saoudiens et un Bangladais », ont déclaré les autorités saoudiennes dans un communiqué.

Immédiatement après l’attaque, la coalition a annoncé qu’elle « préparait une opération militaire de grande envergure » contre les rebelles.

Un porte-parole des Huthis, Yahya Saree, a menacé le royaume, dans un communiqué, de mener des « opérations douloureuses » s’il poursuivait son « agression et ses crimes ».

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Les rebelles yéménites lancent régulièrement des roquettes et des drones sur l’Arabie saoudite voisine, visant les aéroports et les infrastructures pétrolières.

Mais il s’agit de la première attaque ayant fait des morts dans le royaume depuis 2019.

Selon des médecins yéménites, trois personnes ont été tuées et six autres blessées dans des frappes aériennes de représailles menées par la coalition militaire anti-Houthi au nord-ouest de Sanaa, la capitale yéménite tenue par les rebelles.

« Trois civils, dont un enfant et une femme, ont été tués et six autres ont été blessés dans la ville d’Ajama », ont déclaré des médecins à l’AFP.

Les affrontements se sont intensifiés récemment, avec des frappes aériennes saoudiennes visant Sanaa, en conséquence de quoi la capitale yéménite, sous blocus saoudien depuis 2016, ne peut plus recevoir d’avions d’organisations humanitaires et onusiennes depuis mardi.

Riyad a annoncé avoir riposté aux drones opérés depuis l’aéroport.

La coalition militaire anti-Houthi, qui a visé mercredi un camp militaire Houthi à Sanaa, a annoncé jeudi avoir détruit un drone piégé visant l’aéroport d’Abha, dans le sud de l’Arabie saoudite, sans faire de victimes.

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Jeudi également, la marine américaine a annoncé qu’elle avait saisi 1 400 fusils d’assaut AK-47 et des munitions à bord d’un bateau de pêche provenant, selon elle, d’Iran et destiné aux rebelles houthis.

Téhéran reconnaît son soutien politique aux rebelles mais nie leur fournir des armes.

Les Houthis ont – après avoir pris le contrôle de Sanaa en 2014 – conquis la majeure partie du nord du Yémen malgré l’intervention de la coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite.

Selon l’ONU, la guerre au Yémen a coûté la vie à 377 000 personnes, dont plus de la moitié en raison des causes indirectes de la guerre, à savoir le manque d’eau potable, la famine et les maladies.

Les Nations unies ont déclaré mercredi qu’elles étaient « contraintes » de réduire l’aide humanitaire au Yémen en raison d’un manque de fonds, alors que la famine se développe dans un pays ravagé par l’une des pires crises humanitaires au monde.

Quelque 80 % des plus de 30 millions d’habitants du Yémen dépendent de l’aide internationale.

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