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L’Allemagne loue des terminaux flottants de gaz naturel liquéfié pour réduire sa dépendance à l’égard de la Russie. De combien la part des importations a-t-elle déjà été réduite ?

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L’Allemagne a signé des contrats de location de quatre terminaux flottants pour importer du gaz naturel liquéfié (GNL) en partenariat avec les entreprises de services publics RWE AG et Uniper SE afin de réduire la dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie, rapporte Bloomberg.

Selon la source, les compagnies maritimes Hoegh LNG et Dynagas fourniront chacune deux des terminaux GNL, qui ont ensemble la capacité de convertir au moins 20 milliards de mètres cubes de gaz surfondu par an, soit environ un cinquième des besoins de l’Allemagne, a annoncé jeudi le ministère de l’économie. Les terminaux seront exploités par RWE et Uniper.

« Aujourd’hui, plus que jamais, nous avons besoin que nos approvisionnements en énergie reposent sur des piliers beaucoup plus solides », a déclaré le ministre de l’économie Robert Habeck, rapporte Agerpres.

Parmi les principaux exportateurs mondiaux de GNL figurent les États-Unis, l’Australie et le Qatar.

Les pays européens cherchent à diversifier rapidement leurs approvisionnements énergétiques dans le contexte des sanctions imposées à la Russie à la suite de l’invasion de l’Ukraine. La semaine dernière, Gazprom a complètement interrompu ses livraisons de gaz naturel à la Pologne et à la Bulgarie en l’absence de paiements en roubles de la part de ces deux pays pour les livraisons de carburant. Ces évolutions montrent qu’il est urgent de réduire la dépendance à l’égard des combustibles fossiles russes.

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Depuis l’invasion de l’Ukraine, l’Allemagne a déjà réduit sa part d’importations de gaz russe, qui est passée de près de 50 % à environ 35 %, et souhaite atteindre seulement 10 % d’ici l’été 2024.

Le gouvernement de Berlin a prévu 2,94 milliards d’euros pour payer les terminaux flottants de GNL et l’infrastructure nécessaire pour les connecter au réseau, a confirmé le ministère de l’économie.

L’Allemagne, qui a besoin d’environ 95 milliards de mètres cubes de gaz par an, ne dispose actuellement d’aucun terminal GNL, et ceux des pays voisins tels que les Pays-Bas, la France, la Belgique et la Pologne n’ont pas une capacité suffisante pour fournir du gaz à l’ensemble de l’Europe.

D’ici 2026, l’Allemagne prévoit de construire d’autres terminaux fixes de GNL.

La Grèce va construire une nouvelle usine de gaz liquéfié

L’Europe du Sud-Est a fait un pas important vers l’indépendance vis-à-vis du gaz russe avec le début des travaux, le 3 mai, d’une installation de stockage de gaz naturel liquéfié dans le port d’Alexandroupolis, un projet gréco-bulgare auquel se joindront la Serbie et la Macédoine du Nord, rapporte EFE.

elon la source citée, l’Europe du Sud-Est consomme entre 10 et 11 milliards de mètres cubes de gaz par an, dont environ 50% proviennent de Russie. Avec cette nouvelle usine, qui s’ajoute à celle déjà en place à Revithousa, une petite île près d’Athènes, la Grèce espère consolider son importance géopolitique et devenir un important pôle énergétique pour l’Europe, rapporte EFE.

L’usine d’Alexandroupolis sera prête à la fin de l’année prochaine et consistera en une unité flottante, située en mer, à environ 18 kilomètres du port, pour la réception, le stockage et la regazéification du gaz naturel liquéfié. Il s’agira de la première installation offshore de la Grèce. Grâce à un système de gazoducs sous-marins et terrestres, le gaz naturel sera acheminé vers le réseau national de transport de gaz (NSF) et, de là, vers les consommateurs finaux.

En outre, il pourra se connecter à l’interconnecteur Grèce-Bulgarie (IGB), dont les travaux seront achevés dans quelques mois, et au gazoduc transadriatique (TAP), qui transportera le gaz de l’Azerbaïdjan vers l’Italie et dont l’exploitation a récemment débuté.

Avec un investissement total d’environ 400 millions d’euros, la capacité de stockage de gaz naturel liquéfié sera de 153 500 mètres cubes par an et on estime pouvoir regazéifier environ 5,5 milliards de mètres cubes. Cela permettra de doubler la capacité de stockage de la Grèce, qui est actuellement de 225 000 mètres cubes à Revithousa.

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Nouvelle journaliste chez The Inquirer, adepte des jeux vidéos, et de la pâtisserie dans la vie de tous les jours, je vous partage ici mes actualités que je juge importantes de relayer !