L’adoption homoparentale, encore des difficultés

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Les couples homoparentales ont le droit d’adopter, mais le peuvent-ils vraiment ? Légale depuis plus de cinq ans pour les couples de même sexe, l’adoption est pourtant encore un vrai parcours du combattant. Les obstacles classiques sont réels, mais ils voient également de nombreuses portes se fermer du fait de leur homosexualité. L’adoption homoparentale en Belgique est possible. 

L’adoption est très longue

Depuis le 23 avril 2013, le parlement a adopté définitivement la loi Taubira qui ouvre le mariage et l’adoption aux couples de même sexe. Cinq ans après cette loi, l’accès à l’adoption pour les personnes de même sexe reste compliqué et incertain. Il est important de remarquer qu’en France qu’on soit homosexuel ou hétérosexuel, l’adoption est un long cheminement rempli d’embûches. Il faut attendre de nombreuses années avant d’aboutir à une adoption dans le cas des pupilles de l’État. L’adoption est ouverte à tout couple marié ou à toute personne âgée de plus de 28 ans. Dans la réalité même si les candidats répondent aux conditions requises, l’orientation sexuelle reste déterminante dans l’obtention ou pas de l’agrément.

Fonder une famille homoparentale en Belgique

La Belgique se distingue à nouveau pour son engagement législatif à reconnaître le droit des homosexuels en faveur d’une adoption simplifiée. Si aujourd’hui les couples de même sexe rencontrent encore des difficultés, il semblerait que l’adoption soit plus simple. Il y a encore quelques années, être gay, en couple et adopter un enfant aurait été utopique. Actuellement, c’est devenu une réalité légale. La Belgique est considérée comme l’un des pays européens les plus avant-gardistes et les plus ouverts aux droits des homosexuels. La procédure d’adoption se compose de plusieurs étapes, un cycle de préparation avec un entretien facultatif. À la fin de ce dernier, les candidats se verront délivrer un certificat de préparation avec lequel ils pourront demander l’adoption. Après l’examen psychomédicosocial favorable, ils intégreront une liste d’attente. Les couples de même sexe se heurtent encore à un plus fort taux de refus en comparaison aux personnes hétérosexuelles.

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