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La recherche montre une relation complexe entre le vapotage et l’infection par le SRAS-CoV-2

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Dans une Ă©tude rĂ©cente publiĂ©e sur le site Web de l bioRxiv* Des chercheurs de l’UniversitĂ© de , Riverside, ont Ă©tudiĂ© les effets de l’utilisation de la cigarette Ă©lectronique (CE) comme facteur de risque d’infection par le coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sĂ©vère (SRAS-CoV-2).

Étude : Le vapotage augmente-t-il la probabilitĂ© d'infection par le SRAS-CoV-2 ? Paradoxalement oui et non. CrĂ©dit image : DedMityay / ShutterstockÉtude : Le vapotage augmente-t-il la probabilitĂ© d’infection par le SRAS-CoV-2 ? Paradoxalement oui et non. CrĂ©dit image : DedMityay / Shutterstock

Fond d’Ă©cran

Les CE, vecteurs de nicotine qui diffusent des e-liquides en aĂ©rosol, contiennent de la nicotine, du propylène glycol (PG), de la glycĂ©rine vĂ©gĂ©tale (VG) et des arĂ´mes chimiques. Ces produits sont parfois prĂ©sentĂ©s comme moins dangereux que les cigarettes Ă  base de tabac, mais ils ne sont pas sans danger. Il existe de plus en plus de preuves que les aĂ©rosols de CE augmentent l’enzyme de conversion de l’angiotensine 2 (ECA2), les rĂ©cepteurs du du SRAS-CoV-2, ce qui augmente sa liaison aux cellules hĂ´tes, une Ă©tape cruciale pour l’Ă©tablissement de l’infection chez l’homme. Cependant, il y a un manque d’Ă©tudes examinant la relation entre les CE et la maladie Ă  coronavirus 2019 (COVID-19) chez l’homme ; de plus, les donnĂ©es disponibles sont contradictoires.

A propos de l’Ă©tude

Dans la prĂ©sente Ă©tude, les chercheurs ont utilisĂ© des tissus EpiAirway™, des cultures organotypiques tridimensionnelles (3D) d’Ă©pithĂ©lium bronchique humain contenant des cellules ciliĂ©es, basales et productrices de pour Ă©lucider l’effet du vapotage et identifier les produits chimiques spĂ©cifiques des liquides EC sur COVID-19.

Une Ă©tude prĂ©cĂ©dente a montrĂ© que l’aĂ©rosol de CE augmentait l’activitĂ© de l’ACE2 et les niveaux d’ACE2 soluble dans le liquide de lavage broncho-alvĂ©olaire (LBA) des utilisateurs de CE. Dans l’Ă©tude actuelle, l’Ă©quipe a Ă©galement mesurĂ© les niveaux d’ACE2 et l’activitĂ© de la protĂ©ase transmembranaire, sĂ©rine 2 (TMPRSS2) dans les tissus EpiAirway™, ainsi que l’ampleur de l’infection par les pseudoparticules du SRAS-CoV-2.

Pour les expĂ©riences d’infection des tissus EpiAirway™ en 3D, l’Ă©quipe a utilisĂ© une multiplicitĂ© d’infection (MOI) de 0,3 des pseudoparticules de SRAS-CoV-2. Le protocole d’Ă©tude a simulĂ© une exposition aiguĂ« des tissus EpiAirway™ Ă  la CE sur trois jours, Ă  raison de 50 bouffĂ©es par jour, soit la gamme que reçoit gĂ©nĂ©ralement un utilisateur de CE. L’Ă©quipe s’est assurĂ©e que les tissus retournaient dans l’incubateur entre chaque jour d’exposition. Après la dernière exposition et avant les analyses, ils ont Ă  nouveau permis aux tissus de rĂ©cupĂ©rer dans l’incubateur pendant 24 heures.

Le système Cultex® a gĂ©nĂ©rĂ© d’authentiques aĂ©rosols CE, y compris les produits chimiques contenus dans le e-liquide ainsi que les produits de rĂ©action et les mĂ©taux formĂ©s en raison du chauffage des e-liquides dans une chambre Ă  nuages. La combinaison de ces deux systèmes d’exposition aux interfaces air-liquide (ALI) avec les modèles EpiAirway™ 3D a fourni une configuration innovante supĂ©rieure aux expĂ©riences sur des sujets humains pour comprendre comment les aĂ©rosols et les infections virales affectent le système respiratoire humain.

RĂ©sultats de l’Ă©tude

Les auteurs ont notĂ© que les aĂ©rosols contenant du PG, du VG et de la nicotine renforçaient l’infection des tissus EpiAirway™ par les pseudoparticules de SRAS-CoV-2 de manière dose-dĂ©pendante. Notamment, l’acide benzoĂŻque a fourni une protection substantielle contre les effets de PG/VG et de nicotine renforçant l’infection pendant au moins 48 heures après la fin de l’exposition Ă  l’AL, probablement parce que les niveaux de pH sont revenus Ă  la normale pendant cette pĂ©riode après le vapotage. Cependant, les aĂ©rosols de CE BLU™, qui ne contiennent pas d’acide benzoĂŻque, ont augmentĂ© l’infection des pseudoparticules, montrant que cette infection variait selon la marque de CE et la teneur en e-liquide. C’est pourquoi mĂŞme la batterie JUUL™ de faible puissance, associĂ©e Ă  un pod tiers, a induit une infection Ă  PG/VG ou Ă  nicotine renforcĂ©e.

Les auteurs ont observĂ© une forte corrĂ©lation entre l’activitĂ© du TMPRSS2 et le pH de l’e-liquide aĂ©rosolisĂ©. Par consĂ©quent, les rĂ©sultats de l’Ă©tude indiquent que le faible pH de l’e-liquide en aĂ©rosol a rĂ©duit les niveaux d’infection dans les tissus EpiAirway™. Par consĂ©quent, l’explication la plus probable est que l’acide benzoĂŻque abaisse le pH au niveau de l’ALI Ă  un niveau qui rĂ©duit l’activitĂ© du TMPRSS2, ce qui, Ă  son tour, rĂ©duit l’infection. De plus, les aĂ©rosols Ă  faible pH (par exemple, les aĂ©rosols JUUL™) rĂ©duisent très probablement l’exposition des domaines cryptiques de liaison aux rĂ©cepteurs (RBD) de la de pointe (S) du SRAS-CoV-2 et diminuent ainsi sa capacitĂ© Ă  se lier Ă  l’ACE2.

Des Ă©tudes futures devraient dĂ©terminer si l’acide benzoĂŻque et ses dĂ©rivĂ©s interagissent avec les protĂ©ases impliquĂ©es dans la rĂ©plication du SRAS-CoV-2 afin d’Ă©valuer ses effets dans les Ă©tapes ultĂ©rieures de la pathogenèse du SRAS-CoV-2. En outre, les auteurs ont notĂ© que les effets favorisant l’infection variaient en raison des variations des protocoles d’exposition. Cette constatation souligne que la topographie de l’utilisateur, qui affecte l’exposition Ă  la nicotine, pourrait affecter les rĂ©sultats de santĂ© des utilisateurs de la CE.

Conclusions

L’Ă©tude actuelle a montrĂ© une relation complexe entre le vapotage et l’infection par le SRAS-CoV-2, qui dĂ©pendait fortement des ingrĂ©dients du e-liquide utilisĂ© pour crĂ©er l’aĂ©rosol. Les donnĂ©es de l’Ă©tude fourniront aux utilisateurs de CE des options pour rĂ©duire leur risque de contracter le COVID-19. Par exemple, un produit contenant de l’acide peut aider Ă  rĂ©duire l’infection virale. Cependant, les auteurs ont mis en garde contre le fait que l’inhalation d’acides benzoĂŻques ou d’autres acides dans les CE peut Ă©galement avoir des consĂ©quences nĂ©fastes sur la santĂ©. NĂ©anmoins, les donnĂ©es de l’Ă©tude pourraient aider Ă  concevoir de futures Ă©tudes examinant les effets des produits de cigarette Ă©lectronique sur l’infection par le SRAS-CoV-2.

*Avis important

bioRxiv publie des rapports scientifiques préliminaires qui ne sont pas évalués par des pairs et qui, par conséquent, ne doivent pas être considérés comme concluants, guider la pratique clinique/le comportement en matière de santé ou être traités comme des informations établies.

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