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La police et les chefs de parti ont manifesté à Madrid contre une réforme

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Des milliers de membres des forces de sécurité espagnoles ont manifesté samedi – ainsi que des dirigeants de partis de droite – contre un projet de modification d’une loi, surnommée « loi bâillon » par ses détracteurs, qui interdit à partir de 2015 l’utilisation non autorisée d’images montrant les forces de sécurité si elles peuvent les mettre en danger, rapporte l’AFP.

Les manifestants, brandissant des drapeaux espagnols et des banderoles syndicales, se sont dirigés vers le siège du ministère de l’Intérieur à l’appel de Jusapol, une organisation à laquelle appartiennent les principaux syndicats de la police et de la garde civile – Jupol et Jucil.

« Nous disons « non » à la réforme », a déclaré à la presse le président de Jusapol, Miguel Angel Gomez.

« Nous pensons que la loi doit être adaptée à la période actuelle et réformée, mais nous ne devons jamais piétiner les droits de ceux qui travaillent chaque jour avec cette loi », estime-t-il.

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Le projet d’amendement – présenté par le Parti socialiste du Premier ministre Pedro Sanchez et son allié Podemos (gauche radicale) – vise à mettre le texte en conformité avec un arrêt de la Cour constitutionnelle, qui a jugé l’an dernier qu’il était « inconstitutionnel » de demander l’autorisation d’utiliser des images montrant les forces de sécurité, ce qui équivaut à une « censure préalable ».

Cette loi a été adoptée en 2015 sous le gouvernement de droite de Mariano Rajoy, au milieu d’une vague de manifestations anti-austérité.

L’actuel gouvernement de gauche a promis de modifier la loi.

Selon le syndicat Jucil, un tel amendement ouvrirait un « scénario sombre d’incertitude » et serait une victoire « pour ceux qui sont en désaccord avec l’ordre établi et veulent le renverser dans la rue par des actions violentes ».

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Cette loi de « protection de la sécurité des citoyens », dénoncée comme liberticide par une partie de la société espagnole, interdit « l’utilisation non autorisée » d’images montrant des forces de police « qui peuvent mettre en danger la sécurité personnelle ou professionnelle des agents, les installations protégées ou le succès d’une opération, dans le respect du droit fondamental à l’information ».

Cette infraction est passible d’une amende de 600 à 10 400 euros.

Cette loi ressemble à une loi française controversée sur la sécurité globale, qui prévoit dans un article controversé de punir la « provocation à l’identification » des forces de l’ordre, censurée en mai par le Conseil constitutionnel, rapporte news.ro.

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