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Kiev répond à Moscou : « Ce n’est pas une option » de quitter l’OTAN. De nouveaux détails fournis par les Ukrainiens sur les mouvements de troupes de Poutine

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L’Ukraine n’abandonne pas son projet d’adhésion à l’OTAN et à l’Union européenne.
rejette les « garanties de sécurité » exigées par la Russie, la Russie
Le ministre des affaires étrangères, Dmitry Kuleba, dans une interview accordée à l’AFP, a appelé à
Ouest de faire de même.

« Je rejette cette idée que nous devons garantir quoi que ce soit à la Russie. J’insiste : c’est la Russie qui doit garantir qu’elle ne poursuivra pas d’agression contre un pays », a déclaré le chef de la diplomatie ukrainienne.

« Ce n’est pas une option » de renoncer à l’adhésion à l’OTAN, a-t-il souligné, ajoutant que l’adhésion à l’OTAN et à l’Union européenne figure dans la constitution de l’Ukraine.

« Il est absolument inacceptable que la Russie ait une quelconque influence sur les décisions prises par un autre pays souverain, l’Ukraine, et par une organisation internationale, l’OTAN », a déclaré M. Kuleba à l’AFP.

Dmitro Kuleba a exhorté les alliés occidentaux de l’Ukraine à ne pas conclure un tel accord avec la Russie, prévenant que les autorités de Kiev ne le reconnaîtraient jamais.

La Russie menace la guerre

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a brandi jeudi la menace d’un nouveau conflit armé en cas d’expansion de l’OTAN vers l’est, affirmant que les promesses d’adhésion faites à la Géorgie et à l’Ukraine lors du sommet de l’OTAN à Bucarest sont une « mine » qui a déjà « explosé » en Géorgie à l’été 2008.

Sergueï Lavrov réagissait à la déclaration faite mercredi par le chef de l’OTAN, Jens Stoltenberg, selon laquelle la Russie « n’a aucun droit de veto, rien à dire » si une décision est prise d’accueillir l’Ukraine au sein de l’Alliance de l’Atlantique Nord.

Le ministre russe envisage de proposer « prochainement » un pacte de sécurité de l’OTAN qui serait contraignant pour tous les signataires.

Cette annonce intervient alors que le président russe Vladimir Poutine a appelé mercredi à des négociations avec l’OTAN qui empêcheraient l’alliance de s’étendre en Russie, une référence à l’Ukraine et à la Géorgie.

Il y a deux semaines, Poutine a demandé à Lavrov de négocier des « garanties de sécurité à long terme » avec l’Occident.

Mardi, M. Poutine a qualifié de « ligne rouge » l’expansion de l’infrastructure militaire de l’OTAN en Ukraine.

Une discussion par vidéoconférence devrait avoir lieu prochainement sur l’Ukraine entre Vladimir Poutine et son homologue américain Joe Biden.

Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Ryabkov, a annoncé jeudi qu’un « contact » entre les présidents russe et américain pourrait avoir lieu « dans les prochains jours ».

La Maison Blanche et le Kremlin se livrent à des déclarations accusatrices sur l’Ukraine, la partie américaine soupçonnant Poutine de préparer une nouvelle attaque contre le pays voisin, la partie russe le démentant et exigeant des « garanties de sécurité » pour elle, c’est-à-dire écartant la perspective d’une adhésion de l’Ukraine et de la Géorgie à l’OTAN.

Mercredi, M. Stoltenberg a jugé inacceptable qu’aujourd’hui, certains acteurs géopolitiques prétendent avoir droit à des « sphères d’influence » leur permettant de contrôler leurs voisins.

M. Stoltenberg a réaffirmé que l’OTAN est une alliance défensive et que la Russie doit « respecter la volonté du peuple ukrainien. »

Il a également insisté sur le fait que l’Ukraine est un pays indépendant et souverain avec des frontières internationalement reconnues, y compris la péninsule de Crimée, annexée par la Russie en 2014, et la région de Donbas, dont une grande partie est contrôlée par des séparatistes pro-russes soutenus militairement par Moscou.

Plus de 94 000 soldats russes à la frontière avec l’Ukraine

Selon une nouvelle annonce de Kiev, l’armée russe a engagé quelque 94 300 soldats à la frontière ukrainienne. Le ministre ukrainien de la défense, Oleksii Reznikov, prévient que la Russie pourrait lancer une invasion fin janvier.

« Notre service de renseignement analyse tous les scénarios, y compris les plus défavorables, et évalue la probabilité d’une escalade à grande échelle de la part de la Russie. Le moment le plus probable où les préparatifs de l’escalade seront achevés est la fin du mois de janvier », a déclaré M. Reznikov à la Rada suprême.

« Je tiens à souligner que l’escalade est un scénario possible, mais pas obligatoire, et notre tâche est de l’empêcher. Plus nous travaillerons, seuls et avec nos partenaires, plus le risque d’escalade diminuera », a-t-il ajouté, cité par la presse ukrainienne.

Ces dernières semaines, les responsables des États-Unis, de l’OTAN et de l’Ukraine ont tiré la sonnette d’alarme à plusieurs reprises au sujet de mouvements inhabituels de troupes russes près de la frontière ukrainienne, affirmant que Moscou pourrait se préparer à lancer une attaque.

Selon Kiev, l’armée russe dispose actuellement de 41 bataillons prêts au combat à la frontière ukrainienne. Trente-trois sont basés dans la région, et huit ont été envoyés en plus en Crimée.

La semaine dernière, les groupes motorisés de Briansk et Smolensk ont été renforcés par de nouveaux chars et véhicules blindés provenant d’autres districts militaires russes, a déclaré Reznikov.

L’Ukraine s’attend à ce que la Russie fasse bientôt passer en mer Noire deux grands navires déshydratés de ses flottes de la Baltique et de la Méditerranée.

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