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Human Rights Watch : « Le président Jair Bolsonaro a fait reculer la démocratie brésilienne ».

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Le président Jair Bolsonaro menace la démocratie au Brésil en cherchant à saper la confiance du public dans les systèmes électoral et judiciaire à l’approche des élections présidentielles d’octobre, a accusé l’organisation non gouvernementale Human Rights Watch (HRW) dans son rapport annuel, rapporte l’AFP jeudi.

« Bolsonaro a fait reculer très loin la démocratie brésilienne », a déclaré Kenneth Roth, directeur de l’organisation, lors d’une conférence de presse virtuelle sur la situation dans ce grand pays d’Amérique latine à Sao Paulo.

HRW accuse le président d’extrême droite de tenter d’affaiblir les « piliers de la démocratie » en s’en prenant à la Cour suprême du Brésil, qui a ouvert des enquêtes à son encontre, et en reprenant des allégations infondées de fraude électorale en vue des prochaines élections, auxquelles il compte se représenter.

« À l’approche des élections présidentielles (…), les institutions démocratiques doivent défendre les droits de vote et la liberté d’expression contre toute tentative du président de saper le système électoral ou d’affaiblir l’État de droit et les libertés fondamentales », poursuit le rapport, selon Agerpres.ro.

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Jair Bolsonaro s’est montré particulièrement critique à l’égard du système de vote électronique du Brésil, qu’il accuse, sans aucune preuve, de faciliter la fraude.

Le président d’extrême droite est allé jusqu’à dire qu’il contestera son éventuelle défaite et que « seul Dieu » pourrait le chasser du pouvoir.

Tous les sondages actuels créditent l’ancien président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva d’une victoire écrasante, même s’il ne se présente pas encore officiellement contre Bolsonaro, et certains sondages déclarent Lula vainqueur dès le premier tour.

HRW affirme également que l’exécutif brésilien a tenté d’envoyer en prison « au moins 17 critiques » de ses politiques, en invoquant une loi de sécurité nationale promulguée pendant la dictature militaire (1964-1985) et révoquée en août dernier par le Congrès.

La directrice de HRW au Brésil, Maria Laura Canineu, a également critiqué la « politique désastreuse contre la pandémie » de COVID-19, minimisée par le président Bolsonaro mais qui a tué plus de 620 000 personnes au Brésil, et la déforestation en Amazonie, la pire depuis 2006.

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« Le gouvernement de Bolsonaro a promu des politiques contraires aux droits de l’homme dans d’autres domaines, comme les droits des peuples autochtones, des femmes, des personnes handicapées et la liberté d’expression », poursuit le rapport.

La police brésilienne a également tué un nombre record de personnes en 2020, dernière année pour laquelle des chiffres sont disponibles, soit plus de 6 400 morts, dont 80 % de personnes de couleur. « Si certains de ces décès sont dus à la légitime défense, la majorité résulte d’un usage illégal de la force », indique HRW, qui déplore l’impunité des forces de l’ordre.

Maria Laura Canineu a accusé Jair Bolsonaro « non seulement de ne pas condamner les violences policières, mais aussi de les encourager ».

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