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Exposition monumentale consacrée au poète d’origine roumaine Paul Celan au Grand Palais Ephemere à Paris PHOTO

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Une exposition monumentale consacrée au poète d’origine roumaine Paul Celan est organisée au Grand Palais Ephemere, à l’occasion de la prise de la présidence française de l’Union européenne.

D’après le nom d’un square parisien « George Enescu », un autre hommage à un artiste d’origine roumaine. Un hommage émouvant. La France et Anselm Kiefer consacrent une exposition monumentale à Paul Celan », a écrit Luca Niculescu, ambassadeur de Roumanie en France, sur Facebook.

Né en 1920, survivant de l’Holocauste, Celan a quitté la Roumanie en 1947 et est devenu le plus grand poète de langue allemande du XXe siècle. « J’ai décidé d’écrire dans la langue des bourreaux », a déclaré Celan, qui parlait sept langues.

 » L’exposition se tient au Grand Palais Ephemere, un espace de 10 000 pieds carrés contenant seulement 19 œuvres de Kieffer. Des œuvres colossales, gigantesques. Des peintures de plus de 10 mètres de haut, un bunker sur lequel poussent des coquelicots, un bombardier assis dans une aile, submergé par les livres. Des tableaux sombres, où des huiles épaisses se mêlent à d’autres matériaux : sable, paille, plomb, cendres… », a décrit l’événement à l’ambassadeur roumain.

Il parle des peintures de Kiefer qui dialoguent avec la poésie de Celan, « des lignes écrites à la craie blanche collent à chaque œuvre. Et sur chaque œuvre, il écrit dans un coin « pour Paul Celan ». « Je ne rends pas hommage à Celan, je le vénère », a déclaré Kiefer lors de l’inauguration de l’exposition. L’artiste franco-allemand « travaille » avec le poète germano-roumain depuis 60 ans, depuis qu’il a lu son premier poème, Todesfuge. Et depuis, il est obsédé par Celan ».

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« Les visiteurs entrent dans l’exposition comme dans un temple, comme dans une église, silencieux, timides, bouleversés par ce qu’ils voient, par l’expérience qu’ils vivent. Les tableaux sont bouleversants, dans chacun d’eux on ressent la vie et la mort en même temps. Il n’y a pas d’ordre dans les travaux, on va d’un côté à l’autre de la pièce comme on veut, on fait son propre parcours, on part et on revient, c’est un aller-retour silencieux », décrit l’ambiance du diplomate.

L’œuvre la plus grande et la plus écrasante fait 15 mètres de large et 10 mètres de haut, une œuvre qui part d’un poème fantastique de Celan. « Et il est positionné dos à la Tour Eiffel, qui s’avance, presque insolemment, dans la lumière blanche du matin de décembre. On ne sort pas indemne de cette exposition. Un message sur les horreurs qui ont été et peuvent être répétées. Référence à la mémoire commune européenne, c’est l’exposition exceptionnelle avec laquelle la France entame sa présidence de l’Union européenne », a écrit Luca Niculescu.

L’exposition est visible, tous les jours, jusqu’au 11 janvier 2022.

L’un des esprits déterminants de la pensée poétique européenne du XXe siècle, Paul Celan (Paul Antschel) est né à Tchernivtsi en 1920 dans une famille juive germanophone. Il commence ses études universitaires à Tours, qu’il quitte en 1938 ; il retourne en Roumanie avant le début de la Seconde Guerre mondiale. Après le 22 juin 1941, il est mobilisé dans les détachements de travail obligatoire pour les hommes juifs à Rădăzani, Fălticeni et Tăbărești ; ses parents sont morts successivement dans les camps de Transnistrie, où ils avaient été déportés en juin 1942. En avril 1945, Celan se réfugie à Bucarest, où il vit jusqu’en décembre 1947, date à laquelle il quitte définitivement la Roumanie. Après six mois à Vienne, il s’installe à Paris. Il a étudié à la Sorbonne et est devenu, en 1959, maître de conférences en allemand à l’École normale supérieure. Poète de langue allemande, Celan a publié son premier volume de poésie, intitulé « Du sable dans les urnes », à Vienne en 1948 ; quatre ans plus tard paraissait « Mac et la mémoire », le livre qui lui a apporté la reconnaissance de la critique, suivi des volumes qui l’ont consacré comme l’un des poètes les plus importants du XXe siècle : « De seuil en seuil » (1955), « Grilles parlantes » (1959), « La rose de personne » (1963), « Changement de souffle » (1967) ou, à titre posthume, « Le jardin du temps » (1976). Il traduira également en allemand, entre autres, des textes de Paul Valéry, Henri Michaux, René Char, Osip Mandelștam, ainsi que le premier livre français d’Emil Cioran. Paul Celan a reçu le prix littéraire de la ville de Brême en 1958 et le prix Georg Büchner en 1960. Malade, il se suicide en 1970. (Maison d’édition Polirom)

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Nouvelle journaliste chez The Inquirer, adepte des jeux vidéos, et de la pâtisserie dans la vie de tous les jours, je vous partage ici mes actualités que je juge importantes de relayer !