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Expliqué : Neuf erreurs dans le rapport de la Maison Blanche sur les conséquences climatiques de l’exploitation des cryptomonnaies.

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Implications climatiques et énergétiques des crypto-actifs aux ‘ L’étude comporte neuf erreurs critiques, qu’il a énumérées et expliquées sur son blog le 15 septembre.

#1 Pas de nouvelles données

Tout d’abord, Carter déclare que « ce rapport est principalement une régurgitation de données présentées (et dans certains cas inventées) par des universitaires et des blogueurs », accusant ses auteurs d’avoir une expérience limitée des débats sur la preuve de travail (PoW) ou d’être paresseux dans leur approche.

#2 Ignorer les experts du secteur

Il accuse également les auteurs d’avoir « ignoré les contributions des experts du secteur », notamment celles d’Arcane Research, du Mining Council ou de l’association « … ».Bitcoin Net Zero‘ rapport de Ross Stevens du NYDIG et de Carter lui-même.

#3 Citant De Vries

De plus, il voit un problème dans le fait de « s’appuyer de manière extrêmement importante sur [Alex] De Vries/Digiconomist », car De Vries travaille pour la banque centrale néerlandaise « anti-crypto » et n’est pas un expert du climat ni une autorité en matière de minage. Il réfute les affirmations de De Vries sur la consommation d’énergie des BTC et les prétendus déchets électroniques et émissions des crypto-monnaies.

#4 Citant Gallersdörfer, Klaaßen, et Stoll

En outre, Carter critique le recours aux travaux « non académiques » et « conflictuels » d’Ulrich Gallersdörfer, Lena Klaaßen et Christian Stoll, qui « tirent en fait profit de leurs efforts académiques avec une société de conseil appelée Crypto Carbon Ratings Institute (CCRI) », aidant les « blockchains Proof of Stake à blanchir leur réputation ».

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#5 S’appuyer sur des rapports « absurdes ».

Citer le rapport « absurde » de Camilo Mora et al. 2018 « Les émissions de bitcoin pourraient à elles seules pousser le réchauffement climatique au-delà de 2°C » est un autre point douloureux, car Carter dit qu’il « suppose un modèle de Bitcoin (BTC) qui n’a aucun rapport avec le Bitcoin, et obtient un résultat manifestement erroné. »

Réfutations du rapport de Mora et al. Source : Nic Carter

#6 Approche contradictoire de l’utilisation des données

Bien qu’il reconnaisse le manque de données et l’incertitude de ses estimations, le rapport continue à présenter comme des faits les « suppositions sauvages de personnes comme De Vries » et à citer des chiffres erronés. Comme l’a ajouté Carter :

« Dans les endroits où nous pourrions avoir des modèles raisonnablement bons, comme l’estimation de la consommation énergétique future de Bitcoin (…), ils refusent de faire une estimation. Même si le rapport met l’accent sur les lacunes des données et souligne les limites épistémiques de ce sujet, les auteurs ne sont généralement pas découragés et avancent avec des affirmations nues. »

#7 Approche « Can’t win » à l’égard des mineurs utilisant des énergies renouvelables.

La partie la plus frustrante du rapport, selon M. Carter, est le fait qu’il balaie du revers de la main les efforts des mineurs pour décarboniser leurs opérations, notamment en rejetant l’atténuation des gaz de torche, en prétendant que l’utilisation des énergies renouvelables bloquées entrave la transmission et en ne créditant pas les mineurs pour « subventionner un développement des énergies renouvelables ».

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#8 Éviter les projections de la trajectoire énergétique de Bitcoin

Il s’interroge également sur la réticence des auteurs du rapport à proposer un modèle unique de projection de l’utilisation future de l’énergie par Bitcoin, laissant ainsi « le champ libre à l’imagination », surtout si l’on considère que de tels modèles sont « fournis généreusement par l’industrie, ce dont le gouvernement a choisi de ne pas tenir compte. »

Modèle de prédiction du rapport Bitcoin Net Zero sur l’utilisation future de l’électricité par Bitcoin. Source : Nic Carter

#9. Suggestions « stupides et contre-productives ».

Enfin, M. Carter s’en prend aux recommandations « stupides et contre-productives » qui obligent les mineurs de bitcoins à mettre en ligne une « nouvelle génération nette d’énergies renouvelables pour pouvoir exploiter les mines », une exigence qui n’existe pour aucune autre industrie aux États-Unis.

Pour rappel, en mars 2022, le président Biden a signé un décret établissant la position du gouvernement sur les crypto-monnaies et définissant sa première stratégie pour protéger les consommateurs, la stabilité financière, la sécurité nationale et les conséquences sur le climat, comme le rapporte Theinquirer.

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Nouvelle journaliste chez The Inquirer, adepte des jeux vidéos, et de la pâtisserie dans la vie de tous les jours, je vous partage ici mes actualités que je juge importantes de relayer !