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Dernier jour des négociations avec la Russie. « Nous devons nous préparer à ce que Moscou opte pour la confrontation », déclare le chef de l’OTAN. Les États-Unis préparent des sanctions VIDÉO

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L’Occident et la Russie sont dans l’impasse après près de quatre heures de discussions à Bruxelles mercredi et avant celles d’aujourd’hui et les dernières à Vienne. Alors que Moscou refuse de retirer ses troupes de sa frontière avec l’Ukraine, l’Occident rejette catégoriquement les demandes de Moscou de mettre un terme à l’expansion de l’Alliance de l’Atlantique Nord et de retirer les forces de l’OTAN d’Europe orientale. Les États-Unis préparent des sanctions sévères contre la Fédération de Russie.

« Nous devons nous préparer à ce que la Russie opte pour la confrontation. Il y a eu des précédents. Il s’agirait d’une grave erreur stratégique aux conséquences importantes », a averti le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, cité par La Libre Belgique. Toutefois, M. Stoltenberg a également fait valoir que, malgré l’existence de « différences majeures » avec Moscou sur la sécurité de l’Europe, les pays de l’OTAN restent ouverts au dialogue.

De son côté, la Russie a fait savoir « franchement et directement à l’Alliance de l’Atlantique Nord qu’une nouvelle escalade de la situation pourrait entraîner de graves conséquences pour la sécurité européenne », note l’agence de presse russe Ria Novosti, citant le vice-ministre russe des Affaires étrangères Alexandre Grușko. En outre, le ministère russe de la défense accuse « l’OTAN d’ignorer les initiatives de désescalade de la Russie ». « Cela crée des conditions préalables au déclenchement d’incidents et de conflits et sape les fondements de la sécurité », indique le communiqué du ministère, également cité par Ria Novosti.

La troisième et dernière séquence d’un intense ballet diplomatique visant à désamorcer le risque de conflit en Ukraine : Le Conseil permanent de l’OSCE se réunit jeudi à Vienne pour poursuivre le dialogue entre la Russie, les États-Unis et leurs alliés européens, rapporte l’AFP.

Après des entretiens tendus à Genève entre les vice-ministres des Affaires étrangères américain et russe, Wendy Sherman et Sergei Ryabkov, l’OTAN et Moscou ont constaté mercredi à Bruxelles leurs profondes « divergences » sur la sécurité en Europe.


Pas de progrès spectaculaires attendus en Autriche

« Je ne pense pas qu’il y aura des résultats concrets cette semaine. Notre principal objectif est d’établir un dialogue », a résumé l’ambassadeur américain auprès de l’OSCE, Michael Carpenter.

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« Nos positions sont aux antipodes (de Moscou), mais cela ne signifie pas que nous ne pouvons pas trouver un terrain d’entente », a-t-il déclaré à la chaîne de télévision indépendante russe Dojd. L’enjeu est de « déterminer sous quelles formes la discussion peut être approfondie dans les mois à venir », a ajouté le diplomate américain.

L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), plateforme multilatérale de discussions Est-Ouest depuis la guerre froide, se prête particulièrement bien à cet exercice.

Ce forum est un rare échange d’idées dont les États-Unis et la Russie sont tous deux membres.

Jeudi, c’est la première réunion de cette année, à laquelle participent les ambassadeurs des 57 pays de l’OSCE.

Après la présentation des priorités de la nouvelle présidence polonaise ce matin, la Secrétaire générale Helga Schmid tiendra une conférence de presse à 12h30 (11h30 GMT).

L’Occident accuse Moscou d’avoir envoyé ces dernières semaines quelque 100 000 soldats, chars et pièces d’artillerie à la frontière ukrainienne en vue d’une attaque contre l’Ukraine, une intention démentie par les autorités russes.

Sur le terrain, les conditions se sont détériorées pour les observateurs de l’OSCE dans les zones contrôlées par les séparatistes pro-russes, a déploré l’ambassadeur américain, qui s’est dit « profondément préoccupé ».

Depuis 2014, l’Organisation est chargée de surveiller le respect des accords de paix de Minsk dans l’est rebelle de l’Ukraine.

« Les missions de surveillance n’ont pour l’instant rien détecté d’anormal sur le terrain », mais à la frontière « on ne peut pas savoir ce qui se passe », a prévenu Michael Carpenter.

Chef de la diplomatie française : Un Yalta II est inacceptable

Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, s’est également montré alarmiste mercredi.

« Le risque d’un nouveau conflit armé est réel. La sortie de crise dépend de la Russie. Elle doit s’engager dans la désescalade », a-t-il souligné.

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Pour sa part, Moscou fait valoir que ce déploiement militaire est une réaction à la présence perçue comme croissante et menaçante de l’OTAN dans ce qu’elle considère comme sa zone d’influence.

La Russie refuse également toute extension de l’Alliance de l’Atlantique Nord aux pays de sa sphère d’influence, comme l’Ukraine.

« La Russie a proposé des fondamentaux qui ressemblent beaucoup à un retour au statu quo d’avant 1975, c’est-à-dire un format Yalta 2 qui conduit en fait à la résurgence de blocs, de zones d’influence », s’est inquiété le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian dans une interview à l’AFP.

« Pour nous, c’est inacceptable », a-t-il insisté, reprenant les propos du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell, qui a accusé Moscou de vouloir « reconstituer le bloc géopolitique soviétique en Europe et tenter un découplage entre les États-Unis et l’Europe. »

Les États-Unis préparent des sanctions

À Washington, les sénateurs démocrates ont présenté lundi un projet de loi qui imposerait des sanctions américaines sévères à l’encontre des responsables gouvernementaux et militaires russes, y compris le président Vladimir Poutine, si la Russie entrait en guerre contre l’Ukraine.

La proposition prévoit une aide pour renforcer la sécurité de l’Ukraine et appelle les États-Unis à « envisager toutes les mesures appropriées disponibles » pour empêcher la mise en service du gazoduc Nord Stream 2, qualifié d' »instrument de l’influence maligne de la Russie ».

« Cette législation démontre clairement que le Sénat des États-Unis ne restera pas les bras croisés lorsque le Kremlin menacera d’envahir à nouveau l’Ukraine », a déclaré le sénateur Robert Menendez, auteur du projet de loi.

Selon Reuters, le projet de loi prévoit des sanctions contre les entreprises russes qui fournissent des systèmes de messagerie sécurisés, tels que SWIFT, utilisés par les banques pour échanger des informations avec d’autres institutions financières. Un porte-parole du Conseil national de sécurité a déclaré au Washington Post que l’administration du président Joe Biden soutient le projet de loi du sénateur Menendez.

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