Inédit : une maison construite à partir de conteneurs à la Chapelle-Basse-Mer

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Une étonnante maison est érigée non loin du bourg de la Chapelle-Basse-Mer qui est la commune déléguée. Cette dernière est fabriquée à partir de containers et intrigue tous les passants qui se posent des questions sur ce drôle d’habitat. Âgé de 27 ans, Nicolas Duvois exerce la profession de chargé d’affaires en maitrise d’ouvrage en électricité.

 

  1. Duvois, avec ses solides connaissances dans le domaine du bâtiment, a décidé de la construction de sa maison près du bourg de la Chapelle-Basse-Mer qui est la commune déléguée de Divatte-sur-Loire non loin de Nantes. C’est ainsi qu’il a eu comme idée de réaliser lui-même les fondations à partir containers déjà utilisés superposés alors qu’il aurait pu passer par une société spécialisée comme Ma Maison Container. « Ce qui est pratiqué à Amsterdam m’a inspiré ». Son projet a facilement convaincu la mairie et Nicolas Duvois a été appuyé par un architecte pour la réalisation des travaux.

 

Une maison en conteneurs en France à la Chapelle-Basse-Mer

Ne ressemblant aucunement aux habitations voisines, ces sept conteneurs posés sur deux étages risquent de vous surprendre lors de votre promenade dans les rues de la Chapelle-Basse-Mer. Il s’agit de la future habitation de Nicolas Duvois et de sa fiancée.

 

« Il y a deux ans de cela, j’avais lu un article sur un lotissement en conteneurs à Amsterdam. Ce qui nous a inspiré moi et ma fiancée, nous nous sommes alors dit : Pourquoi pas ! » Aimant les défis, Nicolas Duvois exerce la profession de chargé d’affaires en maîtrise d’ouvrage électricité. « Ce n’est pas compliqué de mettre en œuvre des conteneurs, d’autant plus que j’avais envie de faire une chose qui sortait de l’ordinaire ».

 

Le positionnement des conteneurs se fait en seulement dix minutes. C’est après cette étape que les fiancés rencontrent des difficultés au fur et à mesure de l’avancement des travaux : on s’est rendu compte qu’il était impossible d’obtenir un repos de l’alu sur l’acier pour la dilatation. Ce qui nous a poussés à la réalisation de tous les coffrages en bois pour les ouvertures. « Nous rencontrons des problèmes de fuites d’eau qui risquent de s’accentuer au fur et à mesure de l’avancement des travaux. »

 

Des containers au nombre de dix

Les travaux ont démarré en aout 2017 avec la livraison de dix containers de seconde main. Des outils qui ont aidé à la réalisation des fondations de la maison à étages et du garage. Trois containers servent au garage, trois à l’étage et quatre au rez-de-chaussée. Une maison d’une superficie comprise entre 160 et 180 m².

 

Nicolas Duvois confie : « pour minimiser les dépenses, la structure a été réalisée en une matinée » . Une maison construite à moindre prix, quand on sait que le prix du gros œuvre a été réduit de moitié.

 

Quel est l’avis des voisins ?

Nicolas confie : « c’était un peu mitigé quand les conteneurs sont arrivés. Les voisins étaient loin de s’imaginer qu’il s’agissait d’une future maison. Ils pensaient qu’il s’agissait d’un hangar ou d’en endroit réservé au stockage. Mais mon projet est bien compris maintenant ».

 

Au mois d’aout, date à laquelle est prévue la fin des travaux, il n’y aura plus de la ferraille. A la place sera un bardage bois et noir. « Les conteneurs ne seront plus visibles de l’extérieur, la structure métallique ne sera qu’un souvenir », confie Nicolas. Nous aurons un habitat qui ressemble à une maison normale mise à part les petites touches de tôles.

 

L’habitat aura une surface de 112 m², il disposera de quatre chambres et d’un salon. Cette dernière pièce disposera de quatre baies vitrées avec une ouverture sur le jardin. Nicolas soutient “le prix des conteneurs est abordable, et on a fait des économies pour assurer en entier l’exécution des travaux”. La construction de l’habitation en chantier est estimée à 230 000 euros.

 

Nicolas assure que si c’était à refaire, il le referait. Le couple attend tranquillement le mois d’aout pour pouvoir s’installer.   

 

Les travaux finiront au mois d’aout

La réalisation des travaux se heurte à pas mal de difficultés. Nicolas Duvois le rappelle en ces termes « l’aluminium n’étant pas directement adaptable à la structure, j’ai dû faire des tours en bois. Le problème de l’isolation demeure, avec le manque d’épaisseur des plaques des conteneurs qui sont entre 2 et quatre millimètres. Nous avons réservé le côté cube ainsi que quelques murs comme ils étaient à l’intérieur. Quant à l’extérieur, il sera bardé et isolé ».

 

Le projet de M. Duvois a été vu d’un bon œil même si les avis étaient un peu mitigés au départ, le côté brut de l’habitation inquiétant les voisins. « Les constructions en bois ont rencontré le même problème au début, et pourtant, on en voit beaucoup maintenant ». Le mois d’aout prochain est la limite que s’est fixée M. Duvois pour la fin des travaux. Pour avoir un avant-goût de ce à quoi ressemblera la maison en conteneurs une fois finie, vous pouvez regarder cette vidéo.    

 

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