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Ce que les analystes et experts militaires disent de la prĂ©tendue maladie de Poutine : « Ce que j’ai vu, comme d’autres, c’est un changement clair de comportement ».

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D’anciens espions et responsables ukrainiens ont alimentĂ© les spĂ©culations selon lesquelles le dirigeant russe Vladimir Poutine serait très malade, mais les experts du renseignement et les analystes militaires amĂ©ricains affirment qu’il n’existe aucune preuve crĂ©dible Ă  cet Ă©gard et qu’il pourrait simplement s’agir de l’espoir que Poutine meure et mette ainsi fin Ă  la guerre, rapporte Business Insider.

« Ce que moi et d’autres avons vu, c’est un changement clair de comportement », a dĂ©clarĂ© M. Edmonds, notant que Poutine « est normalement la voix du calme en Russie, mais publiquement, il est devenu beaucoup plus Ă©motionnel et en colère », ce qui suggère que « quelque chose le dĂ©range ».

MalgrĂ© les chiffres faisant Ă©tat de lourdes pertes militaires – on estime Ă  15 000 le nombre de militaires tuĂ©s, dont de nombreux gĂ©nĂ©raux, tandis que les routes ukrainiennes sont devenues des cimetières de chars, des mesures qui ont isolĂ© la Russie sur le plan Ă©conomique et politique et qui sont encore dĂ©cidĂ©es – Poutine ne montre aucun signe de vouloir cĂ©der d’une quelconque manière.

Les idĂ©es sur la dĂ©gradation de la santĂ© physique ou mentale sont comprĂ©hensibles avec une si forte centralisation du pouvoir entre les mains de Poutine, d’autant que la Russie dispose d’un arsenal nuclĂ©aire.

Mais les experts disent que le sujet est inconnu même des services de renseignement américains.

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Les spĂ©culations ont Ă©tĂ© attisĂ©es par des sources peu crĂ©dibles ou du moins intĂ©ressĂ©es, comme le gĂ©nĂ©ral de division Kirilo Budanov, qui a affirmĂ© sans fournir de preuves, dans une interview accordĂ©e Ă  Sky News en mai, que Poutine Ă©tait atteint d’un cancer et qu’un coup d’État Ă©tait en prĂ©paration pour le remplacer.

Une telle hypothèse a Ă©galement Ă©tĂ© avancĂ©e par l’ancien espion britannique Christopher Steele qui, citant des sources non prĂ©cisĂ©es en « Russie et ailleurs », a dĂ©clarĂ© que Poutine Ă©tait « de plus en plus malade » et en danger de perdre le pouvoir.

Des déclarations publiques similaires ont été faites par le sénateur républicain Mario Rubio, de la commission du renseignement de la Chambre des représentants, qui a mystérieusement déclaré, sans pouvoir fournir plus de détails, que « quelque chose ne tourne pas rond avec Poutine. »

Le portail russe Proekt a fourni des preuves que Poutine souffre de douleurs chroniques au dos, qu’il a disparu Ă  plusieurs reprises du public et qu’il a parfois Ă©tĂ© accompagnĂ© d’Ă©quipes de mĂ©decins lors de ses dĂ©placements.

Selon Kevin Ryan, gĂ©nĂ©ral de brigade Ă  la retraite et ancien attachĂ© des en Russie, ces spĂ©culations folles pourraient en rĂ©alitĂ© relever de la pensĂ©e magique selon laquelle une maladie pourrait venir Ă  la rescousse pour mettre fin Ă  la brutale menĂ©e par Poutine en . Il affirme n’avoir vu aucune preuve que Poutine soit proche de la mort ou souffre d’une maladie dĂ©bilitante, et mĂŞme si c’Ă©tait vrai, cela ne signifie pas qu’une trĂŞve serait possible ou qu’une fin des hostilitĂ©s serait en vue de sitĂ´t.

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« Bien sĂ»r, nous allons tous mourir, mais je ne pense pas que cette guerre soit uniquement le fait de Poutine. Sa mort peut affecter son parcours, mais le cercle des dirigeants qui l’ont soutenu ne disparaĂ®tra pas », affirme M. Ryan.

L’ancien directeur du renseignement national, James Clapper, a dĂ©clarĂ© Ă  Insider qu’il avait Ă©tĂ© quelque peu choquĂ© par les rĂ©centes images de M. Poutine avec un visage gonflĂ©, ce qui a soulevĂ© des questions sur la maladie qui pourrait en ĂŞtre la cause et sur le traitement suivi. Mais, a-t-il soulignĂ©, toutes les preuves concernant son apparence sont « circonstancielles ». Il a exprimĂ© des doutes sur le fait que les agences amĂ©ricaines et la communautĂ© du renseignement « disposent d’informations prĂ©cises sur sa maladie ou non ».

« Ce type d’information est traditionnellement extrĂŞmement difficile Ă  obtenir » et, par consĂ©quent, une maladie grave prĂ©sumĂ©e reste une voie d’investigation lĂ©gitime, a-t-il conclu.

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